L’arrivée possible de Subway et Tim Horton au cégep André-Laurendeau dénoncée par les étudiants
L’Association générale des étudiants du cégep André-Laurendeau (AGÉCAL) dénonce l’arrivée possible des bannières de restauration rapide Subway et Tim Hortons à l’intérieur du cégep.
Dans sa recherche de revenus supplémentaires afin de faire face aux compressions de 900 000$ imposées par Québec, la direction du cégep envisage cette possibilité.
«Si Tim Hortons arrivait, on parle d’environ 50 000$ de revenus dans le budget», selon le directeur du cégep, Claude Roy.
L’AGÉCAL veut entamer des moyens de pression et mobiliser ses membres afin de bloquer «cette dangereuse dérive qui pourrait survenir dès cet été et sans appel d’offres, par l’entremise de Chartwells».
Elle trouve inacceptable qu’un collège d’enseignement se tourne vers des multinationales pour pallier les coupes budgétaires imposées.
«L’entrée d’intérêts privés dans nos institutions scolaires constitue une privatisation par la bande et une marchandisation de nos services publics et s’inscrit dans une continuité idéologique conforme aux attentes du gouvernement libéral», soutient William Dumont, délégué aux affaires externes de l’association étudiante.
Rien n’est signé
Directeur du cégep, Claude Roy reconnaît que cette éventualité est réelle. «C’est sur la table de travail, mais il n’y a rien de signé. On ne peut faire autrement que de regarder l’ensemble des avenues potentielles pour trouver des revenus et équilibrer le budget».
«Au niveau de nos valeurs, ça nous interpelle, mais on parle de café et de sandwiches. On verra si nous sommes obligés de le faire, ajoute M. Roy, Le gouvernement nous contraint à des choix excessivement difficiles pour équilibrer notre budget et assurer des services de qualité aux étudiants».
Concernant la réaction de l’AGÉCAL, Claude Roy affirme «qu’ils ont un message plus alarmant. C’est leur opinion et je la respecte».
Des éloges au Café-Inn
L’AGÉCAL soutient que le café-étudiant actuel contribue à l’offre alimentaire en respectant les saines habitudes de vie et le respect de l’environnement.
«Le Café-Inn investit dans des projets étudiants et en offrant une quinzaine d’emplois. En ouvrant la porte aux multinationales, l’administration met en péril la survie de cette initiative étudiante. L’offre de Tim Hortons et Subway est diamétralement opposée aux politiques du cégep en matière de lutte à la malbouffe», soutient l’association étudiante.