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Ferrari California T 2015: les magiciens de Maranello

Photo: collaboration spéciale
Marc-André Gauthier - Le Guide de l’auto

logo_guide-autoFerrari a toujours eu certaines réticences à l’égard des moteurs turbo. C’est compréhensible. Les turbocompresseurs prennent un certain temps à se réveiller, et même si vous les ajustez pour délivrer de la puissance le plus rapidement possible, il y aura toujours un délai qu’on ne retrouve pas dans les mécaniques atmosphériques.

C’est pourquoi, dans les Ferrari F12berlinetta et LaFerrari, il y a encore des V12, et aucun turbo.

Par contre, des motorisations turbocompressées nichent dans la nouvelle 488 GTB et dans la nouvelle California T.

Une GT et une décapotable
Une chose qu’il faut d’emblée comprendre, c’est que la California n’a pas la prétention d’être une supervoiture. En fait, c’est une voiture de tourisme typique: longue, à deux places (et deux simili-places à l’arrière), avec un long nez et un moteur en position centrale avant.

Les lignes de cette voiture ne ressemblent pas aux traits agressifs que l’on retrouve dans le reste de la gamme. Non. À la place, la bagnole joue de raffinement, comme une jolie demoiselle qui se promène, foulard sur la tête, le long des plages de Nice.

La Ferrari California T a rapetissé son V8 de 4,3 litres pour lui adjointe deux turbos, mais le résultat est impressionnant. En effet, ce V8 de 3,9 litres biturbo développe 552 chevaux et 557 lb-pi de couple. Il envoie sa puissance aux roues arrière par l’intermédiaire de d’une boîte à sept rapports avec double embrayage. Il va sans dire que c’est une mécanique des plus modernes.

L’enfer et le paradis sont dans les détails
L’habitacle de la Ferrari California, à la base, est sublime. Entouré de cuirs d’une qualité irréelle, on s’assoit dans des sièges aussi beaux que confortables, et en plus, ils procurent beaucoup de support.

Mais, ne l’oublions pas, nous sommes dans une voiture coûtant près de 300 000$, incluant les options. Pourtant, l’appui-pied est fait d’un plastique bon marché, et le système multimédia que Ferrari utilise est peu convivial. Au moins, si vous payez environ 4500$ de plus, vous pourrez avoir l’intégration Apple CarPlay, qui vous permet de contrôler le système multimédia de la voiture avec votre iPhone.

Les arts interdits
Autant dire que Ferrari a fait de la magie avec la California T.

Le moteur répond comme s’il n’avait pas de turbo, vous enveloppant d’une puissance convaincante, exploitable à 100%, gracieuseté d’une transmission rapide et d’une architecture qui communique toute la puissance du moteur à la route. De plus, la direction est d’une précision chirurgicale.

Pour une voiture de tourisme, la California est très sportive mais, surtout, elle offre un grand raffinement. Il s’agit d’une décapotable pour les balades qui a toutes les qualités d’une supervoiture, sans les désavantages. Tout simplement magique!

Fiche d’appréciation

  • Consommation : 3/5 Économique sur papier, ce nouveau moteur s’emballe cependant dès qu’on s’approche de l’accélérateur…
  • Conduite : 5/5 Brillante, la California allie civilité, raffinement et performances pures dans une harmonie que seule Ferrari peut produire.
  • Performances : 4,5/5 552 chevaux et le 0-100 km/h en moins de 3,6 secondes. Pour une GT, c’est rapide!
  • Multimédia : 2/5 Grande déception! Ce système à l’écran trop petit est difficile à utiliser. Heureusement, on peut profiter du système Apple CarPlay.
  • Confort : 3,5/5 Les sièges de la California offrent un très bon support, et les suspensions magnétiques sont assez confortables, mais on sent les bosses.
  • Note générale : 4,5/5 Une Ferrari pour ceux qui veulent vivre la quintessence du «grand tourisme».

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