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Nissan Altima Coupé : quelques travers, au fil du temps

C’est drôle, j’ai bien aimé mon premier contact avec la nouvelle Nissan Altima Coupé. Mais plus les heures filaient et plus je lui découvrais des travers… Comme quoi rien n’est parfait, j’imagine!

L’Altima Coupé, qui a rejoint sa sÅ“ur la berline l’été dernier, partage avec elle bien peu de composantes extérieures. Mis à part le capot, tout le reste lui est exclusif. Et admettez qu’au premier coup d’Å“il, son allure charme bien davantage. Les lignes sont sportives et fluides, l’arrière est épicé de hanches athlétiques et la calandre s’intègre parfaitement à l’ensemble.

Deux belles motorisations se glissent également sous son capot : un quatre cylindres de 2,5 l, pour 175 chevaux, ou un V6 de 3,5 l, pour 270 chevaux. C’est ce dernier moteur qui propulsait la version essayée. Comme pour les autres véhicules Nissan ou Infiniti qu’il équipe, il s’est ici montré souple et puissant, d’accélérations franches et linéaires. Lorsque jumelé à la boîte manuelle six vitesses, il accorde l’âme d’une vraie sportive au nouveau coupé.
Il faut dire que ce dernier profite de dimensions sensiblement réduites, versus la berline. Tant son empattement que sa longueur ont été diminués de 10 cm, alors que sa hauteur a subi une cure de près de 7 cm, ce qui assure de belles dispositions sportives.

Pas tout à fait au point
Mais, c’est comme si Nissan s’était arrêtée là. La suspension a beau vouloir être plus ferme, elle ne l’est pas encore assez pour que la voiture attaque les virages serrés sans crainte de roulis. La direction est beaucoup trop flottante en son centre et vient gommer les sensations de la route. On se console toutefois avec un maniement sans effort et un excellent rayon de braquage.

À l’intérieur aussi, on semble avoir passé outre quelques points. Certes, on ne réinventera pas les coupés : leur habitabilité sera toujours réduite, le dégagement à la tête en prendra toujours pour son rhume, la visibilité latérale et arrière sera toujours diminuée (ici, elle est carrément nulle!) et l’accès aux places arrière tiendra toujours de l’acrobatie. Que voulez-vous, c’est le prix à payer pour une silhouette athlétique.

Cependant, au-delà de ces caractéristiques, l’Altima Coupé pêche par des matériaux durs et de facture moyenne. Le plastique de ses portières est rêche, alors  que le faux aluminium qui emboîte son levier de vitesse est facile à égratigner. Par ailleurs, l’insonorisation laisse pas mal à désirer.

N’eut été ces aspects décevants, la Nissan Altima Coupé aurait constitué une excellente offre. Mais j’imagine que, si on lui en donnait trop, on viendrait directement empiéter sur le territoire de la sportive deux places Nissan Z350…

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