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Encadrement du cannabis: la mairesse de Montréal défendra la consommation dans les lieux publics

Encadrement du cannabis: la mairesse de Montréal défendra la consommation dans les lieux publics
Photo: Getty Images / PhotostockLa légalisation du cannabis est entrée en vigueur le 17 octobre dernier.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, s’opposera la semaine prochaine à l’intention du gouvernement de François Legault d’interdire la consommation de cannabis dans tous les lieux publics alors qu’elle prendra part aux consultations sur le projet de loi visant à resserrer l’encadrement de cette substance au Québec.

«Ce qui est important pour moi, c’est de vraiment faire valoir le principe de l’autonomie des villes. C’est un principe auquel je tiens vraiment et je ne suis pas la seule puisque l’Union des municipalités du Québec a aussi cette position», a déclaré Valérie Plante mercredi en marge d’une conférence de presse au centre-ville. 

La mairesse de Montréal prendra ainsi part la semaine prochaine aux consultations particulières et aux auditions publiques de la Commission de la santé et des services sociaux concernant le projet de loi visant à resserrer l’encadrement du cannabis au Québec, qui est signé par le ministre délégué de la Santé et des Services sociaux, Lionel Carmant.

Une semaine avant la légalisation du cannabis le 17 octobre dernier, la Ville de Montréal s’était positionnée pour permettre la consommation de marijuana dans plusieurs lieux publics, entre autres dans les parcs et sur les trottoirs. La consommation de cannabis demeure toutefois interdite dans les mêmes endroits où celle du tabac l’est, de même que sur les terrains des établissements postsecondaires, des hôpitaux, dans les abribus et les pistes cyclables, notamment.

Or, le projet de loi de la CAQ , signé par le ministre Carmant, préconise l’interdiction de la consommation de cannabis dans tous les lieux publics.

La mairesse de Montréal rappelle cependant que la réalité de Montréal est particulière alors que 60% des résidants de la métropole sont des locataires et que plusieurs d’entre eux se sont vus interdire de consommer du cannabis dans leur logement. Les propriétaires immobiliers avaient jusqu’au 15 janvier pour modifier le bail en conséquence. Un encadrement trop restrictif de la consommation de cannabis pourrait donc inciter plus de personnes à consommer de la marijuana là où la loi le proscrit, exposant celles-ci à des amendes, selon Mme Plante.

«On prône une approche qui est plus dans la sensibilisation que dans la coercition», a fait valoir la mairesse, qui a rappelé que tant le Service de police de la Ville de Montréal que la Direction de la santé publique de Montréal appuient la vision moins rigide prônée par Montréal quant à l’encadrement du cannabis.

«Je revendique qu’on respecte les villes dans leur capacité de prendre les bonnes décisions pour leur territoire.» -La mairesse de Montréal, Valérie Plante

 

 

Commentaires 5

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  • Cindy Cloutier

    Elle parle en connaissant sa ville. Depuis toujours ça fume au festival de jazz dans l’illégalité et maintenant que c’est légal ce serait interdit? Finalement c’était mieux quand c’était illégal et ça coûtait moins cher que la SQDC !

    • Josée Brunet

      Tout a fait d’accord 😉

    • Josée Brunet

      Avant que la SQDC existe,Le Pot a toujours exister!Ils veulent faire argent avec les fumeurs de Pot !Si ont a pas été satisfait de vos services et les lois restrictives.Pourquoi nous serions dans l’obligation de faire affaire avec vous ?.On se sent pas comme des clients, mais des bons porte monnaie !(droit du consommateur)

  • Yanick Bousquet

    Bonjour Mme. Plante,

    Je ne suis pas opposé à la légalisation de la marijuana récréative et je comprends vos arguments concernant la possibilité de la fumer dans les endroits publiques et dans les appartements de Montréal. Cela dit, je suis aussi et déjà indisposé à tous les jours par la fumée et l’odeur épouvantable de cette drogue; dans les rue, les parcs, les entrées d’espaces commerciaux et, oh malheur puisque je vis en appartement, chez moi.

    Il ne faudrait pas oublier que la marijuana demeure une drogue, que son usage récréatif ne devrait pas être recommandé ni promu par le gouvernement. Je ne pense pas que la mairesse de Montréal ait le mandat d’en faire la promotion; êtes-vous lobbyiste pour cette industrie, Madame Plante ?

    Je réclame le droit que ça n’empeste pas ma vie. C’est une odeur persistante. En tant qu’ancien fumeur de cigarette, j’avais quand même accueilli favorablement l’interdiction de fumer dans les bars et les restaurants. C’est durant cette période que j’avais d’ailleurs arrêté de fumer. Et les propriétaires ont le droit d’interdire la fumée de cigarette dans leurs appartements, est-ce que ça ne devrait pas en être de même pour la marijuana ?

    • Émile

      Les propriétaires font ce qu’ils veulent avec leurs conditions de bail. Et allez-vous empêcher les gens de fumer à l’extérieur? Vous avez bien sûr le droit de vous plaindre à votre proprio, mais vous n’avez pas le « droit que ça n’empeste pas votre vie » au dépend des gens concernés.

      Puisque vous vous êtes dit compréhensif au problème en début de votre réponse, soyez compréhensif.
      Montréal ne sent pas très bon, mais on n’a pas à blâmer les fumeurs de pot pour une odeur qui se dissipe si rapidement. (C’est très difficilement comparable à l’odeur de fumée de cigarette)