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Déneigement: il faut «rapatrier» tous les contrats au public, plaide Québec solidaire

Déneigement: il faut «rapatrier» tous les contrats au public, plaide Québec solidaire
Photo: Pablo OrtizLe député provincial de Rosemont–La-Petite-Patrie, Vincent Marissal.

Le député de Québec solidaire (QS) dans Rosemont–La Petite-Patrie, Vincent Marissal, somme le gouvernement Legault de «rapatrier» tous les contrats de déneigement «sous le giron» du ministère des Transports du Québec (MTQ) à Montréal et à Québec, quelques heures après la publication de constats troublants dans cette industrie.

L’ancien chroniqueur à La Presse réagissait à un reportage vidéo publié lundi par Tabloïd qui démontre que plusieurs employés de déneigement du secteur privé à Montréal ne reçoivent pratiquement aucune formation lors de leur embauche. Ils n’ont pas non plus de permis spécifique, ni d’encadrement sur le nombre d’heures travaillées.

Dans le domaine public, même si les employés de la Ville suivent bel et bien des formations avant d’être embauchés comme déneigeurs, la loi n’imposerait pas non plus la possession d’un permis comme tel, d’après le reportage, qui traite carrément d’un «vide juridique» dans l’industrie.

«Quelqu’un qui n’a jamais conduit de véhicule de déneigement de sa vie peut sans problème se retrouver sur nos routes demain matin […] Résultat: on pousse les déneigeurs jusqu’à l’épuisement et on crée des situations carrément dangereuses pour la population.» -Vincent Marissal, député de Québec solidaire dans Rosemont–La-Petite-Patrie, dans une missive envoyée aux médias mardi.

Il ajoute sur Twitter que de «confier au secteur public [le déneigement] est la seule façon de s’assurer que le travail soit bien fait et que les normes de sécurité passent avant les profits». La situation actuelle – d’après lui, 80% du déneigement au Québec est confié au privé – est «inhumaine» et «dangereuse». Précisons qu’à Montréal, le partage public-privé est de 50%.

L’élu provincial interpelle plus directement le ministère des Transports, «[qui] n’a toujours pas fait ses devoirs» selon lui. «Après le cafouillage sur l’autoroute 13 [au mois de mars 2017], le MTQ s’était engagé à limiter à 50% la sous-traitance de l’entretien des routes de juridiction québécoise», a déploré M. Marissal.

Québec et Montréal préoccupés
Joint par Métro mardi, le ministre des Transports, François Bonnardel, a expliqué que la situation est certes «préoccupante». «Les lois et règlements doivent être respectés par tout le monde et par toutes les entreprises, a-t-il indiqué. Les fournisseurs de mon ministère ne font pas exception. Je m’attends des entrepreneurs à qui le ministère des Transports sous-traite des travaux une prestation de service de qualité supérieure. Les écarts allégués dans le reportage [de Tabloïd] ne peuvent pas être tolérés.»

«Peut-on mieux encadrer l’industrie du déneigement? Il est toujours possible d’améliorer les façons de faire», a laissé entendre le député de Granby. Il a souligné que Transports Canada s’était déjà engagé de son côté «à harmoniser sa réglementation [sur le déneigement] à celle des États-Unis et a déposé un projet visant à modifier le règlement canadien sur les heures de service des conducteurs de véhicules utilitaires», par l’implantation notamment «d’un dispositif de consignation électronique des heures de conduite et de repos».

«Le gouvernement du Québec est conscient qu’il y a matière à amélioration et participe à ces travaux en cours», a assuré le ministre Bonnardel.

Rappelons que la mairesse de Montréal Valérie Plante s’est elle aussi dite très attentive à la situation, lundi. «C’est une préoccupation qu’on a et on a bien l’intention de poser des gestes comme on l’a fait par le passé, avec les barres latérales [des camions] par exemple», a-t-elle fait valoir en mêlée de presse. Selon elle, il faut mettre de la pression «pour mettre des conditions supplémentaires» à la planification des contrats de déneigement à Montréal, par le biais du programme Vision Zéro notamment.

Le responsable du déneigement à la Ville, Jean-François Parenteau, a pour sa part promis une révision des critères d’octroi de contrats de déneigement dans la métropole. Mais rien «n’est prévu pour le moment», a précisé à Métro la porte-parole du comité exécutif, Laurence Houde-Roy.

Commentaires 5

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  • Sylvain Touchette

    Demandé au ville et mtq qui prend les décisions d’entreprendre les opérations de déneigement, vous verrez qu’il se protège en créant le problème ! Les devis son écrit pour ne pas nuire à leur vol bleu et ainsi protéger leur légitimité!!! Une ville où le gouvernement devrait seulement gérer des taxes!!! Entrepreneurs sa le dis , sa entreprend!!!!!

  • Mario Precost

    Un contrat est un investissement.
    Des employés du publiques une dépenses.

    Ces pour cela que cela passe mieux dans l’opinion publique un investissement.

  • Patrick BOULIANNE

    Commencer par avoir le vécu l expertise. Venez voir et travailler comment tout ce monde fait et ensuite en discutera pas sûr que vous aurez le même discours. Opinion derrière un bureau quand tu sirotes ton café ☕️ le matin pis que tu démarre ta voiture ds le garage ça fait un maudit moment que nous autres on l est. Mais après le gouvernement veux pas payer pas ça coûte trop cher t imagine au public. Pis de toute façon le gouvernement c est nous on t a juste élu alors svp tes idées sans vécu et pas trop logique garde les pour toi

  • Red

    Laissez ça aux employés municipaux svp ils sont formés et éxperimenté ça ne ce compare même pas au privé merci.

  • Martin Gagnon

    Enfin quelqu’un qui a l’intérêt des citoyens à cœur nous savons tous que ça coûterait beaucoup moins cher au public et serait-ce mieux fait le fameux déneigement