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Inondations: «Le pire est à venir» à Montréal

Inondations: «Le pire est à venir» à Montréal
Photo: Félix O.J. Fournier/Archives Métro Média

«Le pire est à venir» alors que la Ville de Montréal est passée «en mode intervention» en prévision des inondations que pourrait causer la crue printanière cette fin de semaine dans certains arrondissements de la métropole.

«Dans les derniers jours, on était en mode veille pour surveiller les inondations. On vient de passer en mode intervention», a déclaré jeudi la mairesse de Montréal, Valérie Plante, en marge d’une conférence de presse au centre-ville de Montréal.

« On n’est pas rendu aux évacuations, mais nous sommes prêts », a précisé Mme Plante, qui affirme que la Ville met tout en oeuvre pour limiter les dégâts que pourrait entraîner la crue printanière causée par la fonte des neiges et les averses de pluie à venir dans les prochains jours. 

«Le pire est à venir»
Depuis le 15 avril, alors que la Ville était en mode «alerte», des digues ont été aménagées dans les secteurs les plus à risque situés notamment le long de la rivière des Prairies. Pierrefonds-Roxboro, Ahuntsic-Cartierville et l’Île-Bizard–Sainte-Geneviève sont du nombre des arrondissements à risque d’inondations cette fin de semaine. 

En passant en mode «intervention», la Ville vient bonifier le nombre d’intervenants sur le terrain afin d’installer aujourd’hui et demain des «digues de moindre importance» dans des secteurs où le risque d’inondations est moins élevé, a expliqué jeudi le directeur du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM), Bruno Lachance.

«Le mode intervention nous permet d’accélérer les derniers préparatifs», a-t-il résumé lors d’un point de presse à l’hôtel de ville, ajoutant que le Service de police de la Ville de Montréal procède à une révision de la «configuration de la circulation» en prévision de la montée des eaux. 

«Le pire est à venir», a prévenu M. Lachance.

«On ne fait pas monter des digues pour rien […] Lorsqu’on passe en mode intervention, c’est que les indicateurs sont confirmés. Les pluies seront au rendez-vous et il y aura une hausse des températures. Tous ces indicateurs viennent confirmer qu’on aura une hausse des débits dans nos rivières», a-t-il ajouté. 

En plus des pompiers et des policiers, des employés d’Urgences-santé seront «sur place très tôt cette fin de semaine», a précisé M. Lachance.

En mai 2017, plus de 400 résidences avaient été inondées et plus de 1100 personnes avaient été sinistrées. Les inondations avaient également entraîné la fermeture de nombreuses rues et ponts de l’agglomération montréalaise.

«On ne veut pas être pessimiste. On ne veut pas être alarmiste non plus, mais on veut être prêt.» -Valérie Plante

Prévention
À la suite des inondations de mai 2017, la Commission de la sécurité publique de Montréal avait émis plusieurs recommandations, dont celle d’améliorer à l’avenir «les communications aux citoyens» et leur préparation en prévision de tels événements.

«Le centre de sécurité civile a fait du porte à porte pour la deuxième année consécutive pour donner toute l’information aux gens», a assuré Bruno Lachance, du SIM. 

La Ville a d’ailleurs tenu mercredi une conférence de presse dans Cartierville, un quartier qui a été durement affecté il y a deux ans par les inondations, afin d’annoncer le lancement d’une campagne de sensibilisation destinée aux résidents des zones les plus à risque de subir les contrcoups de la crue printanière.