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Projet de pousses végétales à Dalbé-Viau

Projet de pousses végétales à Dalbé-Viau
Photo: GracieusetéAvec le succès de ces premières pousses de laitues, les élèves de Dalbé-Viau concevront dès l’an prochain des circuits de mesure automatique de la qualité de l’eau et élargiront la variété de leurs végétaux biologiques.

Un système d’hydroponie a été réalisé par des élèves de première secondaire de l’école Dalbé-Viau, dans le cadre de leur projet intégrateur multidisciplinaire. Celui-ci leur a permis de faire pousser des plants de laitues localement et dans un contexte de sensibilisation environnemental.

Les 26 jeunes impliqués dans la première expérience hydroponique de l’école ont opéré de façon méthodique. Chaque semaine, ils devaient assurer l’état des pousses qui leur étaient attribuées en mesurant le pH et la température de l’eau, ainsi qu’en vérifier la quantité de nutriments présents.

«Les élèves ont trouvé l’expérience fantastique, indique Éric Durocher, enseignant en sciences et technologie. Ils prenaient des photos de leur salade tous les jours et les partageaient sur leurs réseaux sociaux.»

Les laitues ont été plantées dans l’eau, où leurs racines se nourrissent des ajouts de phosphore, d’azote et de potassium nécessaires à leur croissance. L’absence de terre rend l’opération plus facile à contrôler, d’après M. Durocher, et les plants biologiques sont exempts de pesticides et d’insecticides.

Le système d’éclairage mis en place permet de fournir de la lumière aux pousses et stimule leur production de chlorophylle, ce pigment vert des végétaux. Des entrées d’air ont également été pensées afin de faire bouger l’eau et d’éviter l’accumulation d’algues.

Innnover

L’idée a germé en janvier lors de discussions entre des enseignants qui cherchaient une façon de mettre en commun les notions vues des différentes matières. L’agriculture et ses effets sur l’environnement abordés en géographie, le cycle de reproduction des plantes vu en classes de sciences et les concepts d’alimentation enseignés en français ont finalement su converger en un seul et même projet.

«On a voulait faire quelque chose de local pour que les élèves prennent conscience de l’importance de réduire son emprunte écologique, explique Éric Durocher. De plus, c’était une bonne façon de leur apprendre la provenance des aliments et de les faire travailler ensemble en rassemblant toutes les matières.»

En avril, des agriculteurs ont donné des conférences en classe sur les défis jardiniers et sur le fonctionnement de l’hydroponie. Peu de temps après, les laitues étaient mises à l’eau. Un entretien de 40 jours a été nécessaire pour en voir la complétude.

Une seule récolte aura été possible cette année, mais M. Durocher et ses collègues comptent répéter l’expérience dès le début de la prochaine rentrée en y ajoutant des fines herbes et des fraises.

Des plans entrepreneuriaux seraient aussi envisagés. Des pousses pourraient être vendues aux parents et enseignants souhaitant se procurer des aliments biologiques, en plus de dons possibles pour des organismes communautaires locaux.

Ce volet viserait aussi à développer des idées de sensibilisation à la bonne alimentation, comme la production de livres de recettes ou bien de vidéos de cuisine partagées sur le web.