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20:31 7 août 2019 | mise à jour le: 7 août 2019 à 20:31 temps de lecture: 2 minutes

Faubourgs: Montréal partage la «crainte» de l’OCPM

Faubourgs: Montréal partage la «crainte» de l’OCPM
Photo: MétroLa mairesse de Montréal, Valérie Plante (à droite) et le candidat à la mairie du Plateau-Mont-Royal (à gauche)

Faisant écho aux demandes de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) concernant le secteur des Faubourgs, la mairesse Valérie Plante a avoué mercredi qu’elle «craint» un emballement de la spéculation immobilière sur le site. Elle assure que l’administration fera tout pour «qu’on ne répète pas l’erreur de Griffintown».

Dans un rapport truffé de 44 recommandations publié ce matin, l’OCPM fait part d’un danger que l’arrivée de nouveaux projets immobiliers dans l’est du centre-ville de Montréal cause préjudice aux personnes à faible revenu.

Griffintown a été vivement critiqué pour son embourgeoisement fulgurant dans les dernières années.

«C’est notre crainte à nous, comme administration», a lancé Mme Plante en mêlée de presse, mercredi.

«On a mis en place des démarches pour s’assurer qu’il y ait de l’habitation abordable afin de ne pas refaire l’erreur de Griffintown, où il y a des tours à condos, mais peu de mixité économique sociale et culturelle» – Valérie Plante, mairesse de Montréal

Le secteur des Faubourgs englobe une partie du centre-sud de Montréal et borde le fleuve Saint-Laurent. Il abrite entre autres l’ancienne brasserie Molson. À la fin du mois de juin, les terrains de ce site du patrimoine industriel montréalais ont été vendus à différents promoteurs.

Depuis, la Ville de Montréal a conclu une entente avec le conglomérat pour acquérir une partie du secteur. L’administration souhaite y construire une école, des espaces verts et des logements sociaux.

Baisse de taxes?

Interrogée sur une possible baisse des taxes foncières pour les organismes à but non-lucratif (OBNL) qui souhaitent construire des logements sociaux, Mme Plante a avoué «être ouverte», mais ne pas pouvoir «régler [la situation] d’un coup de baguette magique». C’est une recommandation avancée par l’OCPM dans son rapport.

«On est toujours dans cette réflexion-là. À savoir: comment on soutient les petits entrepreneurs, les OBNL, qui n’ont pas nécessairement la capacité de payer?», a-t-elle affirmé.

En contrepartie, «quand il est question de baisser des taxes, pour nous ça ne va pas de soi», a maintenu la mairesse.

«L’ensemble des dépenses de la Ville dépendent de la taxe foncière pour l’instant. On est à la recherche de solutions avec le provincial, avec la négociation du pacte fiscal», a-t-elle ajouté.

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