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Justin Trudeau vante son bilan

Justin Trudeau Photo: Karine Dufour/Radio-Canada

Justin Trudeau est confiant. À tel point qu’il s’expliquerait assez mal une défaite au scrutin du 21 octobre.

De passage à Tout le monde en parle hier soir, le premier ministre sortant a vanté de long en large le bilan des libéraux au cours des quatre dernières années.

«Il reste encore beaucoup de travail à faire», a toutefois concédé M. Trudeau avant d’ajouter qu’il ne pouvait pas imaginer se réveiller, le 22 octobre, «avec un gouvernement qui n’a pas de plan pour la crise climatique; un gouvernement qui menace les acquis des femmes».

«Les gens ne veulent pas revenir en arrière», a-t-il martelé en soulignant que le plan des conservateurs d’Andrew Scheer était un calque de celui de son prédécesseur, Stephen Harper.

La question environnementale s’est rapidement invitée dans la discussion.

Durant les dernières semaines, les Libéraux ont promis plusieurs mesures pour combattre les changements climatiques s’ils sont réélus.

Il est cependant difficile pour M. Trudeau d’échapper aux reproches pour son achat du pipeline Trans Mountain.

«On a vu depuis deux ou trois ans une augmentation énorme de l’exportation du pétrole par rail vers les États-Unis. Nous avons besoin de trouver d’autres marchés. C’est pourquoi nous allons agrandir le pipeline. Ça va nous permettre de percer en Asie et nous donner un meilleur rendement», a-t-il soutenu avant de rappeler que les profits générés seront dédiés à la transition verte.

«Combien de temps ça nous prendra à tous pour nous acheter une voiture électrique», a dit Justin Trudeau à propos de la durée de l’exploitation du pipeline Trans Mountain.

Celui qui a marché aux côtés de la militante écologiste Greta Thunberg s’est d’ailleurs fait demander pourquoi il avait participé à un rassemblement qui était contre l’inaction gouvernementale.

«Je suis fier d’y avoir participé. C’est important, il faut faire plus, on doit en faire plus. Mais encore aujourd’hui, il y a des premiers ministres comme Doug Ford et Jason Kenney qui sont en train de se battre en cour contre nos mesures. Il y a une résistance à l’action concrète, et je vais toujours me battre pour prendre action sur l’environnement.»

Une taxe pour les GAFA

Les libéraux ont aussi fait l’annonce la semaine dernière d’une taxe qu’ils instaureraient sur les géants numériques, notamment Netflix.

Le député de Papineau n’a cependant pu chiffrer exactement les revenus potentiels de cette taxe de 3 %.

Questionné à savoir s’il allait utiliser cet argent pour soutenir les artistes canadiens qui peinent à faire des profits avec le maigre revenu que leur rapportent des millions d’écoutes sur des plateformes comme Spotify, Justin Trudeau s’est montré rassurant.

«Depuis quatre ans, on a investi beaucoup pour soutenir les artistes, soutenir Radio-Canada, soutenir le Conseil canadien des arts et Téléfilm. Il reste encore du chemin à faire.»

Enfin, le premier ministre a indiqué que son parti était en train de mettre en place une charte numérique qui permettrait aux individus de mieux gérer leurs données.

«On est en train justement de s’assurer qu’ils payent leur juste part. Mais nous sommes dans un monde où ces géants prennent de plus en plus de poids et les gouvernements ne savent pas trop comment rendre tout ça équitable.»

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