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Vers des pistes de solutions pour la santé mentale des jeunes

La santé mentale des jeunes est affectée par la pandémie
Photo: Archives

Quelque 38 personnes représentant 50 organismes de la Montérégie-Ouest ont participé à une rencontre virtuelle dans le but de s’attaquer aux problématiques de santé mentale chez les jeunes. Plusieurs projets pourraient découler des pistes de solutions disctutées.

Une étude de l’Université de Sherbrooke datant de novembre a donné un son de cloche à l’organisme Concertation Horizon. Elle révélait notamment que l’anxiété probable chez les moins de 25 ans a passé de 3% à 18% depuis le début de la pandémie.

Une lettre ouverte a alors été publiée invitant les organismes à participer à une rencontre à ce sujet. Des élus, intervenants et décideurs publics des milieux communautaires, scolaires et de la Santé publique ont répondu présents à la table ronde virtuelle, le 29 janvier.

Trois grands axes de problématiques en sont ressortis, dont le besoin de socialisation. «Les jeunes se sentent isolés en ce moment, avance le directeur général de Concertation Horizon, Fimba Tankoano. Ils ont de la difficulté à se mobiliser en raison de l’absence de contact humain.»

Bénéficier des services et être pris en charge s’avèrent aussi un défi. «Ils ont difficilement accès aux intervenants, qui eux-mêmes font face à des problématiques de santé mentale, continue-t-il. Donc, il faut les aider pour qu’ils demeurent dans la profession.»

Finalement, le besoin de valorisation et de motivation est aussi problématique. «Le message lancé aux jeunes depuis le début de la pandémie, les a placés dans une situation comme si c’était eux le vecteur de la transmission, soutient M. Tankoano. Il faut que les jeunes sentent qu’ils fassent partie de la solution et non du problème.»

Solutions

Afin de s’attaquer à ces trois enjeux, une quinzaine de pistes de solutions ont été élaborées. Par exemple, des espaces de création pourraient voir le jour pour que les jeunes travaillent eux-mêmes à surmonter ces défis.

L’idée est qu’ils soient eux-mêmes des vecteurs de changement. «La communication entre les pairs, il n’y a rien de tel, affirme le directeur général. On veut qu’ils contribuent à faire de la sensibilisation dans leur propre milieu afin de briser l’isolement.»

Une concertation plus fréquente entre les organismes communautaires et les municipalités est aussi envisagée pour que les subventions disponibles soient attribuées selon les besoins.

Quelque 22 intervenants présents lors de la rencontre se réuniront à nouveau le 19 février afin de discuter de projets concrets à mettre en application le plus tôt possible.

Une enveloppe d’environ 2 M$ provenant de l’Alliance régionale pour la solidarité et l’inclusion sociale sera disponible pour leur mise en œuvre à court terme.

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