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Contradiction sur la distanciation recommandée au travail

Des employés de Medicom au travail
La distanciation physique est impossible dans certains milieux de travail. Photo: Archives - Métro Média

Une distanciation physique de deux mètres devrait être conservée dans les «contextes de travail où les interactions sont souvent plus fréquentes, inévitables et de longue durée», recommande l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Pourtant, le gouvernement n’exige qu’une distanciation d’un mètre à l’intérieur et l’extérieur depuis la mi-juillet.

Pour lancer cet avis, l’INSPQ se base sur une révision des recommandations de santé publique relative à la COVID-19 à l’échelle internationale. La hausse de la propagation du variant Delta, qui «sera vraisemblablement la souche dominante dans les prochaines semaines», pèse également dans la balance.

La plupart des transmissions du virus sont observées lors des contacts de plus de 15 minutes, au cours desquels les individus se trouvent à moins de deux mètres. Cependant, lors des contacts prolongés dans des espaces bondés, ventilés inadéquatement ou restreints, la COVID-19 peut se propager à plus de deux mètres.

Le port du masque de qualité ou l’installation de barrières physiques sont recommandés lorsque la distanciation physique est impossible. Au Québec, 37 des 55 éclosions actives ont été décelées dans des milieux de travail.

Mesures à venir?

Mercredi, le premier ministre du Québec François Legault a annoncé que son gouvernement mettrait en place de nouvelles mesures pour limiter la propagation de la COVID-19. Celui-ci reprend le collier après une période de vacances.

«Comme ailleurs dans le monde, l’augmentation récente du nombre de cas est préoccupante. Soyons prudents. Nous annoncerons de nouvelles mesures au cours des prochains jours», a publié sur Twitter M. Legault.

Au cours de la dernière journée, 184 infections de COVID-19 ont été recensées au Québec. Les éclosions actives de COVID-19 restent stables avec un chiffre de 55 à la date du 3 août, inférieures à la moyenne des 7 derniers jours (61) et à celle des 28 jours (65). La transmission du virus recule légèrement, avec un taux de reproduction effectif (Rt) à 1,12.

Aucune évolution du côté des hospitalisations dans les hôpitaux québécois, qui affichent toujours un cumul de 58. Les soins intensifs enregistrent quant à eux la sortie d’une personne, pour un total de 17 personnes restantes.

Assouplissements sociaux

Depuis lundi, le port du masque de qualité n’est plus obligatoire à l’extérieur lorsqu’un avertissement de chaleur est lancé par Environnement Canada, et ce, même lorsque la distanciation physique d’un mètre ne peut être respectée.

Un avertissement de chaleur est émis par Environnement Canada lorsqu’on prévoit une température de 30 degrés ou plus et un indice humidex de 40 ou plus pendant au moins une heure ou une température de 40 degrés Celsius ou plus.

Le masque doit à nouveau être porté lorsque le mercure redescend sous la barre des 30 degrés Celsius. Dans ces situations de chaleur, des pauses fréquentes doivent être prises, et des lieux de rafraîchissement doivent être prévus, rappelle la CNESST.

«Il faut toutefois continuer à appliquer les différentes mesures de prévention requises pour garder sous contrôle la propagation de la COVID-19», a rappelé la chef de direction de la CNESST Manuelle Oudar lundi.

Les bars et restaurants peuvent aussi offrir de l’alcool plus tardivement, soit jusqu’à 1h. Leur fermeture est toujours fixée à 2h.

Les stades, les salles de spectacles et les festivals augmentent drastiquement leur capacité d’accueil. À l’extérieur, «15 000 personnes seront autorisées, en suivant les directives établies pour chaque type d’évènement». Auparavant, la capacité d’accueil était fixée à 5000 personnes.

À l’intérieur, la capacité d’accueil passe de 3500 personnes à 7500 personnes. Les sections indépendantes passent de 250 personnes à 500 personnes.

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