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Un REER pour toutes les générations, même les Y

Dans un sondage récent réalisé pour la Banque Nationale, deux Québécois sur cinq (40 %) disaient vouloir cotiser à un REER cette année.

C’est un peu moins que pour l’ensemble de la population canadienne, où le chiffre se situe plus près du 50 %. La tendance ne date pas d’hier et elle ne se dément pas. Mais la donnée la plus intéressante touche les tranches d’âge : ce sont les 35 à 49 ans qui sont davantage enclins à contribuer à leur régime. Et pourtant, c’est souvent l’âge où il faut rembourser s’occuper des enfants, payer l’hypothèque et rembourser toutes sortes de dettes qui réduisent sa capacité de mettre de l’argent de côté. Chapeau, donc, à la Génération X.

Par contre, les membres de la génération suivante, les Y, sont beaucoup moins enthousiastes à l’idée de se forger un régime de retraite. C’est vrai qu’à 25 ans, et avec raison, la préoccupation est loin d’être quotidienne. On devrait quand même y songer.

Premièrement, un REER ne sert pas qu’à la retraite. Une majorité de déposants utilisent en tout ou en partie leur régime en cours de route, souvent dans le cadre d’un RAP (régime d’accès à la propriété), sans avoir à rembourser l’impôt différé au moment de la cotisation, dans ce cas. Même modeste, le capital d’un REER peut servir de mise de fonds et faire la différence lors de l’achat, surtout qu’Ottawa songe à resserrer encore une fois les règles pour l’obtention d’une hypothèque.

Deuxièmement, les som-mes qui sont déposées dans un régime enregistré s’accumulent à l’abri de l’impôt et peuvent grossir grâce à l’intérêt composé. Avec des taux d’intérêt au plancher, ces années-ci, les rendements sont minces, mais ils vont tôt ou tard se remplumer.

Et troisièmement, un REER permet de réactualiser une notion quasiment passée de mode : l’épargne. Les dépôts n’ont pas à être plantureux. On peut même commencer en mettant de côté quelques dizaines de dollars par mois. Le coffre au trésor va ainsi tranquillement grossir sans trop que ça ne paraisse.

Il reste un fait incontournable : un REER est également une police d’assurance quant à l’avenir. Avec toutes les manchettes sur la fragilité des finances publiques et le vieillissement accéléré de la société, la prudence suggère de se constituer une réserve bien à soi. L’État n’abandonnera jamais ses engagements envers les personnes âgées, mais on ne sait pas ce qu’il sera en mesure d’offrir dans 20 ou 30 ans. Charité bien ordonnée commence par soi-même…
 


Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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