Un règlement intervient entre les victimes d'Earl Jones et la Banque Royale
MONTRÉAL – Une entente à l’amiable de 17 millions $ a été conclue entre
l’institution financière RBC et des victimes du fraudeur Earl Jones,
selon ce que rapportent mardi la station radiophonique CJAD, de
Montréal, et le réseau CBC.
Cette entente met ainsi fin à une bataille engagée en 2009 lorsqu’il a
été démontré que l’homme d’affaires de la région de Montréal avait monté
une pyramide de Ponzi et floué ainsi des investisseurs, tout en se
présentant comme un conseiller financier.
Un porte-parole du groupe des victimes a précisé que la somme de 17
millions $ représente environ la moitié de ce que les investisseurs
cherchaient à obtenir, mais compte tenu de l’âge et de la situation
financière des membres, l’entente est qualifié d’équitable.
Les victimes affirmaient que la Banque Royale (RBC) savait depuis 2001
qu’Earl Jones puisait dans le compte en fidéicommis de ses clients à des
fins personnelles. La requête a demandé l’autorisation d’intenter un
recours collectif contre la Banque Royale au nom de plus de 150 des
victimes qui auraient perdu plus de 40 millions $ dans cette affaire.
Il y a deux ans, Earl Jones a été condamné à 11 ans d’emprisonnement
pour avoir floué les investisseurs.