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De plus en plus d’achats en ligne

Les consommateurs se tournent de plus en plus vers l’internet pour faire leurs achats des Fêtes.

Au cours des deux premières semaines du mois de décembre, les achats en ligne ont bondi de 14,54% par rapport à la même période l’an passé, d’après une analyse de Solutions Moneris, une boîte spécialisée dans le traitement des paiements faits par carte de crédit ou carte de débit.

Les secteurs ayant connu les hausses les plus importantes sont le vêtement (31,11%), le divertissement (29,85%) et l’hôtellerie (17,54%). À l’opposé, les bijouteries et les boutiques de produits de beauté ont vu leurs ventes diminuer respectivement de 11,64% et de 8,27%, d’après l’étude.

Cette augmentation des achats en ligne n’a rien de surprenant pour la professeure du marketing de HEC Montréal, JoAnne Labrecque. «Ça fait trois ou quatre ans qu’on observe cette tendance», a-t-elle dit. Elle a noté que le contexte est favorable au commerce électronique, notamment en raison de l’amélioration des sites d’achats et de leur politique de retour ainsi que du renforcement de la sécurité de paiement.

«Avec tous les nouveaux appareils mobiles, que ce soit les téléphones ou les tablettes, ça devient de plus en plus convivial de faire des achats en ligne», a ajouté la professeure Labrecque.

Toutefois, l’achat en ligne n’est pas nécessairement profitables aux commerçants locaux, a souligné la spécialiste du commerce électronique, Michelle Blanc. Elle a rappelé qu’une étude du CEFRIO statuait que de 40 à 60% des achats en ligne se font auprès d’entreprises basées à l’extérieur du pays.

«Ici, on est extrêmement en retard», a dit Mme Blanc. Elle a indiqué que de nombreuses entreprises québécoises sinon canadiennes n’ont pas encore de site transactionnel en ligne. À l’opposé, Amazon est sur le point d’élargir sa gamme de produits offerts en ligne aux Canadiens. «Génératrice, meuble de jardin, télévision, ils vendent de tous, a dit Michelle Blanc. Quand ils vont ouvrir leur gros centre de distribution, il y a quelques détaillants qui vont pleurer.»

JoAnne Labrecque, du HEC Montréal est du même avis. Elle croit d’ailleurs que pour tout commerçant, il sera difficile de demeurer concurrentiel en faisant fi du commerce électronique. «La plus forte croissance des ventes se fait en ligne, a-t-elle dit. Ça ne se fait pas dans les magasins traditionnels.»

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