Soutenez

Motion Woodworth: «un recul important»

Photo: Sean Kilpatrick/PC
Maxence Knepper et Andréanne Chevalier - Métro

«C’est un recul important pour le droit des femmes», déclare Nicole Demers, ex-députée de Laval pour le Bloc québécois. D’après ces anciennes élues, l’adoption de la motion Woodworth rouvrirait le débat sur l’avortement, ce qu’elles ne souhaitent pas. Elles ont décidé de faire entendre leurs voix par communiqué, le jour de la fête des Mères.

Quatre anciennes députées fédérales s’unissent pour dénoncer la motion Woodworth sur le statut du fœtus.

La motion M-312, déposée par le député conservateur Stephen Woodworth, vise à créer un comité qui établirait à quel moment, selon la réalité scientifique, un fœtus deviendrait un être humain. Elle a été discutée en avril à la Chambre des communes.

«Le prétexte d’arrimer les droits du fœtus à la réalité scientifique est fallacieux et abominable, affirme Mme Demers. Je trouve aberrant que des groupes soi-disant pro-vie veuillent mettre la santé des femmes en danger.»

La motion, qui n’a pas reçu l’appui du premier ministre conservateur Stephen Harper, devrait être votée en juin ou en septembre. Un vote en sa faveur pourrait mener à l’élaboration d’un projet de loi.

«La question n’est pas de savoir quand le fœtus devient un être humain. C’est une question de respect du corps des femmes, croit Alexandra Mendes, ancienne élue libérale de Brossard-La
Prairie, qui s’est jointe à l’initiative de Mme Demers. On est au-delà d’un débat religieux ou scientifique sur le début de la vie.»

Elle poursuit : «Je ne connais pas une seule femme pro-avortement. Quand elles prennent cette décision, c’est qu’elles ne voient pas d’autres solutions. Ce que Woodworth veut, c’est criminaliser l’avortement. Je le rejette ouvertement.»

Pour Mme Demers, la seule solution est de passer à l’action. «Il va falloir que l’ensemble des femmes se lève debout. Les gens sont trop amorphes, ils ne bougent pas assez ou bougent trop tard, souligne-t-elle. Harper veut renvoyer les femmes à la maison. Je ne mange pas de ce pain-là.»

Lise Zarac, ex-députée de LaSalle-Émard pour le Parti libéral, et Madeleine Dalphond-Guiral, ex-députée de Laval-Centre pour le Bloc québécois, sont les deux autres signataires de la déclaration.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.