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Pour ou contre la nouvelle hausse du salaire minimum?

La salaire minimum fera un bond de 15¢ en mai 2011 pour atteindre 9,65$ l’heure. La ministre du Travail, Lise Thériault, a affirmé mardi que, malgré une reprise économique fragile, le pouvoir d’achat des travailleurs moins bien nantis doit être maintenu. Pas moins de 292 000 travailleurs, dont 183 000 femmes, seront touchés par cette hausse.

POUR

«Toute hausse du salaire minimum est une bonne nouvelle, aussi petite soit-elle», a admis le porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Serge Petitclerc. Avec cette hausse, les travailleurs moins bien nantis verront leur salaire augmenter de 1,6%, ce qui représente 312$ de plus par année pour ceux qui travaillent à temps plein. «Mais cette nouvelle hausse n’est pas suffisante pour compenser la hausse du coût de la vie», a précisé M. Petitclerc.

Le Conseil du patronat du Québec a jugé de son côté que Québec a fait preuve de sagesse. «Cette augmentation n’est pas trop substantielle pour les employeurs et elle aide un peu les travailleurs qui sont au plus bas salaire», a dit le président du conseil, Yves-Thomas Dorval. Bien qu’ils auraient préféré un gel du salaire minimum, l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) et le Conseil québécois du commerce de détail ont accueilli favorablement cette quatrième hausse du salaire minimum en quatre ans. «Cette décision tient compte de la capacité de payer des petites et moyennes entreprises québécoises», a fait savoir le vice-président aux affaires publiques de l’ARQ, François Meunier.

CONTRE
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante voit d’un mauvais Å“il la nouvelle hausse du salaire minimum. Depuis 2003, il a été majoré de 30%. Il faut ajouter à cela les augmentations des cotisations que versent l’employeur pour notamment le régime d’assurance parentale ou le régime des rentes du Québec. Résultat : les PME sont doublement taxées par rapport à la moyenne canadienne. «Il faut arrêter d’annoncer des nouvelles hausses et régler le problème de fiscalité des entreprises», s’est exclamée la vice-présidente, Québec, de la fédération, Martine Hébert. Selon elle, les hausses des salaires et des cotisations freineront l’emploi et ne stimuleront pas l’entrepreneuriat.

L’organisme Au bas de l’échelle s’est aussi dit déçu de la décision de la ministre d’augmenter de seulement 15¢ le salaire minimum. Contrairement à la FCEI, le groupe de défense des travailleurs non syndiqués croit que la hausse est insuffisante. Elle ne permettra pas selon lui de sortir les travailleurs moins bien nantis de la pauvreté. Actuellement, le salaire annuel d’une personne qui gagne 9,50$ l’heure s’élève à 19 760$, ce qui est en deçà du faible revenu fixé par Statistique Canada (22 235$).

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