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La Régie du logement fait marche arrière

La Régie du logement revient sur sa décision et publiera de nouveau ses estimations des hausses de loyer. La campagne de sensibilisation menée par le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) a porté ses fruits, au grand dam des propriétaires immobiliers.

Au cours des dernières semaines, des centaines de lettres ont été envoyées au ministre Martin Coiteux, responsable de l’Habitation, pour exiger le retour des estimations.

Les membres du RCLALQ se sont aussi rassemblés devant les bureaux de la Régie du logement aux quatre coins du Québec afin d’augmenter la pression.

Devant l’ampleur de cette mobilisation citoyenne, le ministre Coiteux a demandé à la Régie de revoir sa décision.

«La Régie n’avait d’autre choix que de revenir sur sa décision et de redonner un outil essentiel pour les locataires lors de la négociation des hausses de loyer», indique Maxime Roy-Allard, porte-parole du RCLALQ.

La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) déplore le volte-face de la Régie du logement.

Non seulement le ministre oblige la Régie à publier des taux de référence, mais il la force également à inclure des scénarios tenant compte de travaux majeurs, reproche la corporation.

«En 2017, le gouvernement du Québec pousse le contrôle des loyers à un niveau jamais vu auparavant», critique Hans Brouillette, directeur des Affaires publiques de la CORPIQ.

Chaque année, la Régie publie un communiqué informant la population sur le calcul des augmentations de loyer. L’information est accompagnée d’une estimation des hausses auxquelles peuvent s’attendre les locataires de logements non chauffés ou chauffés à l’électricité, au mazout et au gaz.

L’information permet aux locataires d’évaluer si leur augmentation de loyer est raisonnable à la lumière de la fluctuation des coûts de chauffage, mais elle ne représente pas une règle fixe ou une recommandation et s’agit bien d’un outil.

«C’étaient des estimations d’augmentation moyenne, mais les gens croyaient que c’était une recommandation de la Régie, même si nous les informions du contraire. Le message ne passait pas», souligne le porte-parole de la Régie du logement du Québec, Denis Miron.

Les gens ne semblaient pas plus comprendre l’outil de calcul qui est toujours disponible sur notre site, comme chaque année, mentionne M. Miron.

«On espère que le message, qui ne semblait pas bien passer auparavant, va mieux passer avec cet exemple supplémentaire», conclut-il.

Estimations 2017
0,6% pour les logements non chauffés

0,6% pour les logements chauffés à l’électricité

0,1% pour les logements chauffés au gaz

-2% pour les logements chauffés au mazout

Ces estimations n’incluent toutefois pas la variation des taxes foncières et scolaires ainsi que le montant des travaux majeurs effectués dans le logement et l’immeuble.

 

 

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