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Une portion de Sainte-Catherine fermée à cause d’un trou sous la chaussée

Photo: Yves Provencher/Métro

Un bris majeur d’égout pourrait causer un effondrement de la chaussée sur la rue Sainte-Catherine qui sera fermée à la circulation plusieurs semaines dans le secteur de la rue McGill Collège.

La ville a enregistré mardi son troisième bris majeur au centre-ville en moins d’un mois. Après les rues Peel et la rue Sherbrooke, c’est désormais la rue Sainte-Catherine Ouest qui est touchée.

«La situation est extrêmement préoccupante, même si ça n’a pas l’air vu de la rue», a déclaré mercredi, Richard Deschamps, l’élu responsable des infrastructures à la Ville.

En sous-sol, sous le bitume, un vide d’environ 4,5 m par 6 m, sur 2,4 m de hauteur s’est créé sous la rue. «Il semble que la dalle ne tienne que grâce aux vieux rails de tramway», a ajouté M. Deschamps.

C’est un trou dans le vieil égout en briques qui date de 1876 qui est à l’origine du problème. Les travaux de réparations forceront la fermeture de la rue Sainte-Catherine Ouest, sur 200 mètres, entre les rues Mansfield et University. «Les travaux dureront au minimum deux semaines», a averti M. Deschamps.

Les commerçants interrogés ne se faisaient pas trop de soucis pour leurs ventes. «La majorité de nos clients ne viennent pas en auto et pour ceux qui le font, il sera toujours possible de se garer non loin», illustre une gérante de magasin.

Le problème est tout autre pour la Ville. Si, comme le dit M. Deschamps, le bris d’égout pourrait provenir d’une faiblesse accentuée par les pluies diluviennes d’il y a trois semaines, cela pourrait alors expliquer les inondations qu’ont connues certains magasins de la Place Montréal Trust, située à quelques mètres de là.

Il suffit de se promener dans les coulisses du centre commercial, où des employés s’affairent encore à réparer les dégâts, pour voir que les inondations ont été majeures et que la Ville pourrait devoir payer des dizaines de milliers de dollars en réparation des dommages causés.

Encadré : Une campagne qui tombe à pic

Une campagne publicitaire pour redorer l’image du centre-ville sera déployée à partir du mois de juillet. Elle coûtera, 655 000$ et vise notamment  les banlieusards. Les Sociétés de développement commercial bénéficieront de leur côté de 300 000$ pour des activités d’animation au centre-ville. Il s’agit d’une «offensive sans précédent», selon le maire Gérald Tremblay.

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