Montréal
10:20 26 avril 2017 | mise à jour le: 26 avril 2017 à 10:30 Temps de lecture: 2 minutes

Un peu moins de Montréalais quittent pour la banlieue

Un peu moins de Montréalais quittent pour la banlieue
Photo: Jean Laramée/ Archives TC Media

Les années 2015-2016 ne font pas exception à la tendance des dernières années: les personnes de 25 à 49 ans demeurent les plus nombreuses à quitter Montréal pour s’installer en banlieue. Un flux migratoire qui tend néanmoins à ralentir.

Selon le rapport Le Marché sous la loupe publié par la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) en mars, 23 159 personnes de 25 à 49 ans ont quitté l’île pour s’installer en banlieue. En 2010-2011, ils étaient 26 570.

Ils sont moins nombreux dans ce groupe d’âge à faire le chemin inverse, soit de s’installer à Montréal: 13 763 l’ont fait en 2015-2016, soit à peine 500 de moins qu’il y a cinq ans.

Selon le rapport de la SCHL, «la demande d’habitations en banlieue semble donc être maintenant un peu moins soutenue par les acheteurs montréalais que par le passé». L’impact se fait particulièrement sentir dans le secteur des maisons unifamiliales.

Toujours chez les 25 à 49 ans, ce sont davantage les familles de Montréal que les couples ou les personnes vivant seules qui ont opté pour la banlieue.

Ceux du groupe des 15 à 24 ans sont les seuls pour lesquels le nombre de personnes s’installant sur l’île (6793 en 2015-2016) est supérieur à celui qui la quittent (4975 en 2015-2016).

La SCHL note toutefois une baisse du nombre de ces jeunes qui s’installent à Montréal. «La plus grandes disponibilité de la formation post-secondaire (y compris les campus universitaires satellites) dans plusieurs secteurs en banlieue de la région de Montréal pourrait expliquer ce recul», note le rapport.

Peu de mouvement chez les 50 ans et plus

Moins de 2%, soit 6300 personnes, des 50 à 64 ans ont quitté Montréal pour s’installer en banlieue en 2015-2016.

Également peu de baby-boomers font le chemin inverse, soit 4000. Ces chiffres semblent faire démentir la rumeur à l’effet que ce sont les baby-boomers qui vendraient leur propriété pour s’installer dans une copropriété ou un appartement locatif à Montréal et créeraient ainsi une forte demande pour ce type de d’habitations.

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