Camillien-Houde: des pétitionnaires iront de l’avant pour obtenir une consultation
Les citoyens qui ont déposé une demande de consultation publique sur le projet-pilote visant à bloquer la circulation de transit sur le mont Royal persévèrent, et ce, malgré l’annonce de l’administration Plante de tenir une consultation au mois de mai.
«Nous procédons parce que notre pétition est encore valide et souligne des points différents que ceux pour lesquels l’administration a mandaté l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM)», a confirmé à Métro, Mike Silas, le citoyen à l’origine de la demande.
Son projet de pétition, déposé en vertu du droit d’initiative prévu à la Charte de la Ville de Montréal, a été jugé recevable par le service du greffe jeudi. C’est donc dire que son groupe pourra, après qu’un avis public eut été publié, aller de l’avant pour tenter de récolter 15 000 signatures papier. Si ces citoyens y parviennent dans un espace de 90 jours, le comité exécutif devra mandater soit l’OCPM, soit une commission spéciale de mener une consultation publique.
«Même si j’avais mes signatures avant le 1er juin, je ne peux pas empêcher la mairesse de fermer cette route. Par contre, c’est une indication que les citoyens aimeraient qu’elle mette le projet sur la glace. On souhaite que la mairesse écoute les citoyens d’une manière objective de son propre gré.» –Mike Silas,
Toutefois, mercredi, la mairesse Valérie Plante a annoncé qu’une consultation serait menée par l’OCPM à partir du 1er mai, mais que le projet-pilote irait de l’avant dès le 1er juin. Ce qui pourrait donner deux mandats distincts à l’OCPM.
Selon son secrétaire-général de l’OCPM, Luc Doray il s’agirait d’une situation «inédite», puisque le temps que tout ça se mette en branle, leur mandat d’étudier le projet-pilote sera déjà en cours. «Le comité exécutif aurait à décider comment on peut fonctionner. Je ne vois pas comment à l’Office, on pourrait tenir deux consultations sur le même objet», a-t-il indiqué, en ajoutant que le premier mandat pourrait être par exemple abrogé.
Selon Mike Silas, «la mairesse était au courant de [s]a demande» et a précipité son annonce de mercredi. «Mme Plante a annoncé une consultation publique pour sauver la face», a-t-il avancé.
Selon le citoyen, la Ville ne dispose pas de tous les faits pour effectuer un tel projet. Il ne se dit d’ailleurs pas fermé aux propositions de l’administration, tant que ça «représente la volonté du public». «À ce moment, je serais très content avec l’administration Plante. Mais il faut que ça soit fait d’une manière vraiment démocratique», a-t-il soutenu.