Montréal
21:29 8 avril 2018 | mise à jour le: 8 avril 2018 à 21:33 Temps de lecture: 3 minutes

Vincent Marissal à TLMEP: «Plus je vieillis, plus je suis indigné»

Vincent Marissal à TLMEP: «Plus je vieillis, plus je suis indigné»
Photo: Radio-Canada

À la question «Pourquoi la gauche?», Vincent Marissal, qui était dimanche sur le plateau de Tout le monde en parle, a lancé: «Plus je vieillis, plus je suis indigné», se disant particulièrement touché par les sujets des inégalités hommes/femmes, l’accueil (ou l’absence d’accueil, dans ses propres mots) des immigrants et le traitement des familles.

L’ancien chroniqueur était de passage à l’émission afin de commenter son récent saut chez Québec solidaire (QS), sa première expérience sur la scène politique.

L’annonce de l’ex-journaliste a vite fait le tour de la province et son choix pour le parti de gauche a causé la surprise générale, a fait remarquer l’animateur Guy A Lepage.

«Québec solidaire n’a jamais écrit Vincent Marissal [dans sa liste de candidats potentiels]», a répondu l’invité, précisant que QS ne s’attendait pas à son intérêt pour le parti. «Mais c’est là que je me retrouve et où mes valeurs sont le mieux représentées», a-t-il ajouté.

«Ça doit faire du bien de pouvoir dire ce qu’on pense», a fait remarquer le fou du roi Dany Turcotte, puisque dans ses fonctions de journalistes, l’ex-chroniqueur a souvent dû garder ses couleurs politiques pour lui-même. «Je me sens libéré», a répliqué le principal intéressé.

Celui-ci s’est dit «d’accord à 90%» avec l’agenda de Québec solidaire, mentionnant qu’il venait tout juste d’arriver et qu’il ne voulait pas imposer ses opinions sur le programme politique du parti.

Diviser le vote?
La candidature de M. Marissal a suscité l’indignation du chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, député du même arrondissement. Selon le dirigeant du PQ, le candidat vedette va diviser le vote souverainiste dans Rosemont et faire gagner le Parti libéral du Québec.

«Je pense qu’on peut gagner dans Rosemont», a déclaré l’ex-chroniqueur. «Qui a dit qu’on n’a pas le droit de changer si la population a envie de changement?» a-t-il réagi, avant de citer comme modèle l’ancien candidat démocrate aux primaires américaines, Bernie Sanders, symbole de l’anti-establishment aux États-Unis.

«Il faut arrêter de penser que QS est une excroissance du PQ», a-t-il ajouté.

Sollicité par le Parti libéral du Canada
Questionné par Guy A Lepage au sujet de rencontres avec le Parti libéral du Canada (PLC) pour une possible candidature dans Outremont – des informations révélées par Bernard Drainville –, M. Marissal n’a rien nié, mais a répété avec conviction qu’il avait choisi Québec solidaire, finalement.

«J’ai eu des rencontres avec une personne du PLC. Oui, il a été question d’Outremont, mais je ne suis pas allé», a-t-il maintenu. «Il n’y a pas de diable en politique. Il y a une offre politique à évaluer, j’ai fait un peu d’exploration. La personne que j’ai rappelée, c’est Gabriel Nadeau-Dubois.»

Celui qui a déclaré en 2016 que la souveraineté était dépassée a d’ailleurs avoué avoir revu son opinion. «Je constatais, comme tout le monde, que le mouvement souverainiste avait  connu de meilleures années.» La situation est-elle différente en 2018? «Justement, on a du travail à faire», a répliqué Vincent Marissal.

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