Montréal

La STM et ses employés d’entretien s’entendent sur les services essentiels

La STM et ses employés d’entretien s’entendent sur les services essentiels
Photo: Isabelle Bergeron photographeRapiéçage d'un pneu dans l'atelier de pneu de la STM

Malgré la grève des heures supplémentaires qu’il entend déclencher samedi, le syndicat des employés d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) s’est engagé à ce que ses membres interviennent si un incident survenait mettant en cause «la sécurité des usagers ou l’intégrité des équipements» du réseau de transport en commun.

Il s’agit de l’une des dispositions de l’entente sur les services essentiels convenue entre la société de transport et ses employés qui a été approuvée jeudi par le Tribunal administratif du travail. Le Syndicat de transport de Montréal-CSN, qui représente les employés d’entretien, a décrété une grève des heures supplémentaires du 9 au 22 juin.

Pendant cette période, les employés d’entretien de la STM se contenteront de travailler 40 heures par semaine, sans plus. Ceux qui font partie de l’équipe d’urgence du métro devront toutefois s’assurer que les équipes de tous les quarts de travail soient complètes, mentionne l’entente entérinée par le tribunal.

La STM a indiqué jeudi que l’entente fera en sorte que les déplacements ne seront pas entravés à cause du débrayage, surtout que son réseau de bus et de métro risque d’être très achalandé ce week-end avec la tenue du Grand Prix du Canada.

Les employés d’entretien de la STM, dont la convention collective est échue depuis le début de l’année, se plaignent de la souplesse des horaires demandée par l’employeur, ce qui rend difficile, selon eux, la conciliation travail-famille. Ils ont déjà effectué une grève des heures supplémentaires pendant cinq jours le mois dernier pour faire valoir leur point de vue.

La STM a de son côté demandé à la ministre du Travail, Dominique Viens, de nommer un médiateur pour dénouer l’impasse des négociations.