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La fin des avis publics papier à Rosemont

La fin des avis publics papier à Rosemont
Photo: Archives MétroPendant que les quotidiens voient leur tirage diminuer, l'industrie de la presse hebdomadaire enregistre des gains de lecteurs. Le Courrier Ahuntsic ne fait pas exception à la règle et récolte des résultats légèrement au-dessus de la moyenne provinciale

Après l’arrondissement de LaSalle, celui de Rosemont–La Petite-Partie cessera en octobre de diffuser ses avis publics dans des journaux papier comme le permettent les nouvelles règles mises en place par Québec.

Les élus de Rosemont–La Petite-Patrie ont déposé lundi au conseil d’arrondissement une motion visant à mettre fin à la publication des avis publics dans le journal, ce qui était auparavant obligatoire.

«Dès le 1er octobre, on va publier les avis publics que sur notre site internet», a indiqué la conseillère d’Étienne-Desmarteau, Stéphanie Watt. Leur publication sera annoncée via Twitter. Toutefois, les appels d’offres publics seront toujours publiés dans un quotidien.

Cette décision a été prise par «soucis de transparence» et pour avoir une «meilleure communication avec les citoyens». «On entendait souvent au comité consultatif d’urbanisme que les gens trouvaient ça difficile de lire les avis publics. Dans le journal, ce sont des petites cases. On trouvait que c’était insuffisant. Là on pourra attacher des documents complémentaires, des plans, des photos», a justifié Mme Watt.

Les avis publics étaient déjà publiés en ligne, mais ils devaient être une copie conforme à celui imprimé dans un journal.

Avant l’adoption du projet de loi 122 par Québec l’an dernier, il était obligatoire pour les villes de publier tous leurs avis publics sur un support papier. Plusieurs municipalités du Québec ont profité du changement législatif. À Montréal, seul l’arrondissement de LaSalle s’est déjà prévalu de ce droit.

L’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie prévoit réaliser des économies de 39 000$ grâce à cette mesure. Car, après octobre, 25 000$ qui servaient à publier des avis publics sera investi en publicités dans des médias traditionnels.

Ce changement peut représenter une perte de revenus considérable pour des médias locaux, dont les revenus publicitaires sont en chute libre. «Nous, notre obligation est de communiquer avec les résidants et résidantes et non une obligation à financer des journaux locaux, a affirmé Mme Watt. Mais ce n’est pas une question d’économie. Nous, on veut mieux communiquer avec nos citoyens.»

Par ailleurs, les élus du comité exécutif voteront mercredi pour prolonger d’un an le contrat qui lie la ville-centre et au journal Le Devoir pour la publication des avis publics. Cette entente sera majorée d’environ 130 000$ pour attendre près de 1 M$.