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La mémoire et la patience de Zambito mises à rude épreuve

Photo: Métro

Le témoignage de Lino Zambito à la Commission Charbonneau s’est terminé mercredi avec des contre-interrogatoires sans grand coup d’éclat.

Au final, pratiquement peu de nouveaux faits ont été apportés par les avocats des partis participants. Tout au plus, les contre-interrogatoires auront permis de soulever quelques points qui mériteront d’être développés avec de nouveaux témoins.

L’avocat de la Ville de Montréal Martin St-Jean a toutefois poussé Lino Zambito dans ses retranchements. Me St-Jean a souligné des zones d’ombre qui subsistent dans le témoignage de l’ex-entrepreneur de la construction.

L’avocat a notamment demandé à M. Zambito ce qui lui permettait de dire que la corruption gangrénait la Ville de Montréal à plusieurs échelons alors qu’il n’a cité que six fonctionnaires. Ce qui ne serait qu’une «branche de l’arbre», a plaidé l’avocat.

M. Zambito a rappelé qu’il avait impliqué des fonctionnaires ainsi que le directeur général Robert Abdallah et le parti du maire Union Montréal.

En terminant, Me St-Jean a demandé à M. Zambito pourquoi il «vidait son sac» ainsi devant la Commission. «Ça s’appelle un subpoena», s’est interposé Me Gallant.

L’avocate du Parti québécois, Me Estelle Tremblay a poursuivi le contre-interrogatoire. Elle s’est surtout intéressée aux contrats de M. Zambito avec le ministère des Transports (MTQ) entre 1998 et 2003, période où le PQ était au pouvoir.

M. Zambito a confirmé avoir truqué des contrats à cette époque. Il a dit n’avoir jamais remis d’argent à un proche du PQ. Il a ajouté qu’il n’a jamais usé de prête-noms afin de donner davantage d’argent au parti que ce qui est prévu par la loi, à cette époque. Entre 1998 et 2003, il a fait un seul don de 600$ au PQ, mais il a ajouté qu’il donnait peu à cette période, tout parti confondu.

PLQ
À la surprise générale, le PLQ n’a pas interrogé le témoin mercredi après avoir bataillé pendant deux jours pour obtenir ce droit. L’avocat du parti, Me Décary a expliqué qu’il avait besoin de revenir sur des faits frappés par l’ordonnance de non-publication. Il a donc préféré renoncer à contre-interroger M. Zambito.

Jeudi matin, les avocats des médias plaideront pour une levée complète de cette ordonnance.

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