Montréal
13:12 22 août 2018 | mise à jour le: 23 août 2018 à 09:01 temps de lecture: 3 minutes

Montréal achète la partie sud de l’Îlot Voyageur pour 18M$

Montréal achète la partie sud de l’Îlot Voyageur pour 18M$
Photo: Josie Desmarais

Montréal va acheter la partie sud l’Îlot Voyageur, 10 ans après le fiasco financier qui a couté près de 300M$ au Québec.

Les négociations allaient bon train entre Québec et Montréal pour que la métropole achète la partie sud de l’Îlot Voyageur, avait indiqué la semaine dernière la mairesse de Montréal, Valérie Plante. C’est désormais chose faite. Une entente de 18M$ a été conclue avec le gouvernement provincial pour acquérir le bâtiment abandonné situé à l’angle des rues Berri et du boulevard de Maisonneuve.

Avec cet achat, Montréal compte attirer des entreprises désireuses de venir s’installer dans cette zone stratégique, au cœur du Quartier latin, près de la station de métro Berri-UQAM et de la grande bibliothèque.

Des travaux majeurs sont à prévoir dans ce bâtiment qui devrait accueillir un projet à vocation mixte, à savoir des logements et des commerces. À ce stade, la Ville n’a pas de plans définis pour le type de logement qui sera construit dans le bâtiment. L’attachée politique de la mairesse, Geneviève Jutras, a indiqué à Métro que l’administration souhaite cependant favoriser la mixité sociale.

De 800$ pour un studio à 2200$ pour un logement avec deux chambres,  le cout des logements de l’Îlot Voyageur avait fait bondir les défenseurs du logement social et abordable.

En 2014, l’unité de travail pour l’implantation de logement étudiant (UTILE) avait estimé qu’il manquait environ 4000 logements étudiants à Montréal.

Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) avait de son côté accusé ce projet de favoriser l’embourgeoisement du quartier Centre-Sud.

L’Îlot Voyageur devait initialement servir de résidence universitaire pour les étudiants de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Ce projet s’est transformé en un gouffre financier, qui emporta avec lui le recteur de l’UQAM, Roch Denis, qui a démissionné en 2008 en pleine tempête.

Québec a par la suite racheté le terrain pour 200M$, puis la Société immobilière du Québec (SIQ) y a investi 100M$. Un promoteur privé a finalement repris le projet et les fondations, à l’abandon pendant plusieurs années et devenu le symbole de ce fiasco financier. Dans la partie nord, située au-dessus de la gare d’autocar de Montréal, le promoteur a construit quelque 700 appartements.