Montréal

Montréal songe à installer des caméras sur ses camions

Montréal songe à installer des caméras sur ses camions
Photo: Josie Desmarais/MétroLes angles morts des camions lourds créent beaucoup de problèmes entre leurs conducteurs et les cyclistes.

Après avoir installé des protections latérales à sa flotte, la Ville de Montréal étudie la possibilité d’équiper ses camions de caméras afin de protéger les usagers de la route les plus vulnérables.

«On est en train de tester des caméras pour voir derrière et sur les côtés. On sait que l’angle mort est très grand pour les camions», a dévoilé mardi la mairesse Valérie Plante. Montréal pourrait ainsi imiter la Ville de Westmount, qui a équipé sa flotte de camions de caméras en 2013.

Mme Plante faisait cette affirmation en répondant à des questions sur une motion de l’opposition qui sera déposée à la prochaine séance du conseil municipal, lundi. Ensemble Montréal souhaite que la Ville impose à ses fournisseurs, dès le 1er janvier, d’équiper leurs véhicules lourds de protections latérales.

Une proposition similaire avait été mise de l’avant par la mairesse elle-même, en 2017, alors qu’elle siégeait dans l’opposition. «Je pense que l’opposition est en mode recyclage, a déploré mardi Mme Plante. On a toujours défendu ce dossier. Nous, ce qu’on a besoin, c’est de travailler avec Ottawa pour que l’ensemble de la flotte de camions qui circule au Québec, mais idéalement au Canada, soit munie de ces barres latérales.»

La mairesse avait également privilégié cette approche après la mort de Lennox Charles, en janvier dernier, qui a été happé par une déneigeuse. Neuf mois plus tard, elle «continue d’avoir des négociations» avec Ottawa.

«Ils sont très au courant, le gouvernement fédéral», a-t-elle soutenu.

Le maire de Saint-Laurent et membre de l’opposition, Alan DeSousa, trouve que le dossier traîne et espère voir la Ville régler le dossier des soumissionnaires dès janvier.

La mairesse n’a pas voulu indiquer si elle appuierait la motion de l’opposition. «Pour l’imposition aux soumissionnaires, on n’est pas contre non plus. Ce sont des discussions qu’on a commencé à avoir pour s’assurer qu’ils aient les fonds pour mettre en place [les protections latérales]», a-t-elle simplement mentionné.