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Élection du maire intérimaire dans l’incertitude

La DRSP a déjà accepté de mettre à jour les études sur la santé respiratoire, suite au dépôt de la première motion le mois dernier, tel que confirmé par le docteur David Kaiser lors de l’assemblée publique sur la qualité de l’air qui s’est déroulée à Pointe-aux-Trembles le dimanche 24 mars. Photo: Archives Métro

Le conseil municipal votera vendredi pour élire un maire intérimaire sur fond de profondes divisions. Six élus viennent de claquer la porte d’Union Montréal.

Union Montréal prend l’eau. Le parti de l’ex-maire Gérald Tremblay voulait présenter un seul candidat. C’est un échec. Le dauphin du maire, Richard Deschamps (conseiller de Lasalle) est contesté par plusieurs, dont Michael Applebaum (maire de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce). Ce dernier a confirmé mercredi qu’il quittait Union Montréal pour se présenter comme candidat indépendant. Il pourrait rallier cinq élus qui viennent de quitter le parti, soit Lionel Perez, Franz Benjamin, Frank Venneri, Susan Clarke et Alain Tassé.

Un vote qui sera serré. Avec ces quatre départs, Union Montréal ne compte plus que 29 élus. Comme Claude Dauphin (maire de Lachine) est en congé et ne sera vraisemblablement pas là vendredi, cela fait une voix de moins. Le parti de Louise Harel, Vision Montréal, compte 16 sièges, et celui de Richard Bergeron (Projet Montréal) en a 10. On compte désormais neuf indépendants. Autant dire que M. Deschamps ne possède plus la majorité parmi les 64 élus.

Que fera l’opposition? Les deux partis d’opposition effectuent d’importantes tractations pour faire valoir leurs intérêts. M. Applebaum leur a déjà promis qu’il inclurait, s’il était élu, des membres des deux partis d’opposition dans son cabinet. Mais Projet Montréal a posé quatre conditions, dont le gel des augmentations à la STM et un frein sur les hausses de taxes. Vision Montréal de son côté n’exclut pas de présenter son propre candidat. «S’ils le font, cela fera gagner M. Deschamps», indique une source bien au fait du dossier. Dans une course à trois, et en joignant leurs voix, Les deux partis d’opposition pourraient même gagner la mairie s’ils s’alliaient.

Et en cas d’égalité. Comme il y a 64 élus, la possibilité que deux candidats aient le même nombre de voix est envisageable. Ce serait alors au président du Conseil, Arout Chitilian (Union Montréal), de désigner le vainqueur. Le maire choisit resterait en poste jusqu’à l’élection de novembre 2013.

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