Montréal

Arrêt du service sur les lignes orange, verte et jaune

Photo: Marc Gebrayel/Métro
Rédaction - La Presse canadienne/Métro

L’heure de pointe a été plus ardue pour les usagers du métro, mercredi matin, alors qu’une nouvelle interruption de service a touché les lignes orange, verte et jaune.

C’est une altercation entre deux hommes à la station de métro Champ-de-Mars qui a provoqué l’arrêt de service. Plusieurs usagers ont été incommodés par du poivre de Cayenne. Selon la relationniste du Service de police de la Ville de Montréal, Caroline Chèvrefils, un conflit entre deux hommes a dégénéré vers 8h10, et s’est soldé par l’utilisation de poivre de Cayenne par l’un d’entre eux.

Aux environs de 8h25, le service a du être suspendu entre les stations Lionel-Groulx et Beaubien sur la ligne orange; sur la ligne verte, l’interruption est survenue entre les stations Lionel-Groulx et Frontenac. Les trois stations de la ligne jaune ont également été touchées.

La victime de l’altercation serait un homme d’environ 50 ans, qui n’a pas été transporté à l’hôpital, a-t-elle précisé. Le suspect est un homme d’environ 40 ans, qui a pris la fuite à la suite de l’incident. Il n’y a donc pas eu d’arrestation.

La station Champ-de-Mars a été évacuée, et environ une quinzaine d’usagers ont été «légèrement incommodés», a indiqué Mme Chèvrefils. Deux d’entre eux ont été évalués sur place par Urgence Santé.

La Société de transport de Montréal (STM) avait d’abord publié sur Twitter que l’arrêt du métro a été causé par une intervention des services médicaux d’urgence. «Des usagers ont été incommodés par une substance non identifiée» à la station Champ-de-Mars, a rapporté la porte-parole de la STM, Amélie Régis, sur les ondes de Radio-Canada.

En raison de la proximité de la station Berri-UQAM, qui abrite les lignes jaune, orange et verte, la STM a préféré arrêter le service sur toutes ces lignes. La ventilation d’urgence a été activée et les personnes affectées ont été prises en charge, selon la porte-parole. Le service a repris sur les lignes jaune et verte vers 8h55. Le service reprend graduellement sur la ligne orange.

En mode solutions
Réunis à l’hôtel de ville mercredi en fin de matinée, le président de la STM, Philippe Schnobb, et la mairesse de Montréal, Valérie Plante, ont assuré que le protocole d’urgence avait été appliqué rapidement. «C’est rassurant, mais ça démontre aussi à quel point notre système de métro est à saturation, surtout à l’heure de pointe, a martelé Mme Plante. Ce sont 250 000 personnes qui utilisent Berri-UQAM sur les trois lignes, c’est l’équivalent de la ville de Granby.»

En collaboration avec le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le Service de sécurité incendie (SIM) et Urgences-Santé, les autorités municipales et la STM disent avoir mis des mesures de mitigation en place quelques minutes après la panne.

«C’est clair qu’il y a toujours matière à s’améliorer, a reconnu Philippe Schnobb. Parfois, si on ne peut pas informer les gens aussi rapidement qu’on le souhaiterait, c’est parce qu’il faut aussi recueillir l’information.»

Une enquête est d’ailleurs en cours pour mieux comprendre ce qui s’est passé, à l’aide des caméras de surveillance du réseau de métro, a assuré M. Schnobb.

Le président de la STM a expliqué que la fermeture des trois lignes était surtout préventive. «C’est l’effet piston qu’on veut prévenir, donc la circulation de l’air. Si on ne veut pas se retrouver avec du poivre de Cayenne dans plusieurs autres stations, il fallait fermer les lignes», a-t-il lancé, en évoquant des enjeux de santé publique.

La mairesse Plante a souligné de son côté la nécessité de s’interroger sur des mécanismes à mettre en place pour éviter que des telles situations se reproduisent. «Qu’est-ce qui doit être fait pour que ces 250 000 personnes ne soient pas pénalisées? Il faut trouver des solutions», a-t-elle précisé.

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