Montréal

Les employés de soutien de la CSDM réfléchissent à leurs conditions de travail

Les employés de soutien de la CSDM réfléchissent à leurs conditions de travail
Photo: Pablo Ortiz/Métro

Les syndicats représentant les employés de soutien de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) consultent présentement leurs membres en vue des prochaines négociations. La précarité des emplois et la violence sont deux des principaux enjeux au cœur des discussions.

«Il n’y a toujours pas d’amélioration», a déploré lundi la présidente du secteur scolaire de la Fédération des employé-es des services publics-CSN (FEESP-CSN), Annie Charland, à propos de la précarité des emplois.

«On est en pleine pénurie. On a de la difficulté à embaucher, particulièrement dans les services de garde. Il faut que ça devienne plus attrayant», a renchéri la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, Dominique Daigneault.

Du même avis, Mme Charland a elle aussi souligné qu’il faut des horaires «attrayants» pour attirer les employés. «C’est impensable que 40% de nos membres aient de la difficulté à vivre avec ces heures et ces salaires.»

Après des années de compressions sous le gouvernement libéral de Philippe Couillard, elle admet être curieuse de voir ce que fera le gouvernement de François Legault. «L’éducation est censée être une de leur priorités, on espère qu’ils vont réinjecter de l’argent. On a des craintes, mais on espère», a-t-elle avoué.

«Il y a vraiment une urgence de redonner de l’argent au secteur scolaire» Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN

Violence
Le manque de personnel pourrait également entraîner une hausse de gestes de violence à l’égard des employés de soutien. En nombre restreint, ceux-ci ne seraient pas en mesure de prévenir les gestes violents des élèves, d’après la centrale syndicale. «La problématique a toujours existé, mais on remarque une hausse depuis deux, trois ans», a constaté Mme Charland.

La FEESP-CSN travaille en ce moment à dresser un portrait de cette situation «alarmante» à l’échelle de la province. Sans pouvoir donner de chiffres, elle remarque une multiplication des gestes de violence, mais aussi une augmentation de la clientèle présentant des comportements violents. «Dans certaines commissions scolaires, on recense plusieurs actes de violence par jour.»

Ce portrait aidera à trouver des solutions concrètes en vue de la prochaine ronde de négociations. Déjà, Mme Charland croit que la prévention pourrait avoir de bonnes répercussions. «Là, on ne fait qu’éteindre le feu. Il faut de la prévention, et plus de gens qui y travaillent», a-t-elle martelé.

Les syndicats déposeront leurs demandes syndicales le 30 octobre 2019. Les conventions collectives viennent à échéance le 31 mars 2020.