Montréal

Laïcité : manifestation devant le bureau montréalais de François Legault

Azim Hussain et Gregory Bordan, de la Coalition inclusion Québec, ont démarré le bal en récitant les premiers articles de la charte. Photo: Vanessa Hébert

Une quinzaine de personnes s’opposant au projet de loi sur la laïcité se sont rassemblées dimanche après-midi devant le bureau montréalais du premier ministre François Legault pour y lire la Charte des droits et libertés de la personne.

«Le projet de loi 21 ne fait pas qu’enlever les droits à certaines personnes, mais il crée aussi une menace plus grande, soit celle de pouvoir changer la Charte par une simple majorité de votes», a déclaré Ehab Lotayef du collectif Le mouvement des droits du citoyen.

Selon lui, aucun groupe d’individus n’est ainsi «vraiment protégé», ce qui va «à l’encontre de tous les principes de la démocratie».

C’est pourquoi plutôt que de marcher dans les rues, citoyens et représentants de diverses organisations ont choisi de mettre la lumière sur la Charte des droits et libertés de la personne, en la récitant devant le bureau du premier ministre.

«Cette menace aux droits de chacun est une situation désastreuse envers laquelle tous les Québécois, peu importe leur position face au projet de loi 21, devraient s’opposer», a exprimé M. Lotayef.

Pour sa part, Idil Issa, vice-présidente de la Fondation Paroles de femmes et une des organisatrices de la manifestation, s’est dite «inquiète».

«Dès qu’on commence à brimer les droits, ça va continuer, c’est certain. C’est pourquoi il faut être vigilant et protéger nos droits», a-t-elle mentionné.

Avec les nombreuses manifestations qui se sont déroulées dernièrement, auxquelles s’ajoute celle d’aujourd’hui, M. Lotayef espère que le gouvernement de la CAQ changera son fusil d’épaule «avant qu’il ne soit trop tard».

«On est confiant qu’un jour ou l’autre cette loi sera renversée, mais on espère qu’on n’aura pas à faire du mal à tous ces gens qui seront heurtés par cette loi, et qu’on ait ensuite à s’excuser auprès d’eux dans dix ou vingt ans», a fait valoir M. Lotayef.

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