Montréal
18:48 13 mai 2019 | mise à jour le: 14 mai 2019 à 14:01

Montréal accorde 50 000$ à l’épicerie zéro déchet BocoBoco

Montréal accorde 50 000$ à l’épicerie zéro déchet BocoBoco
Photo: Collaboration spéciale/Guillaiume SiroisL'épicerie en ligne zéro déchet BocoBoco se verra attribuer une bourse de 50 000$.

Montréal annoncera mardi que l’épicerie en ligne zéro déchet BocoBoco se verra attribuer une bourse de 50 000$. Fondé par Martin Le Bas et Lauren Rochat, le projet est effectivement celui qui a obtenu le plus d’appuis des 5000 citoyens qui ont voté en ligne, à l’issue du concours Zéro déchet que la Ville a lancé en mars dernier.

L’établissement, qui propose entre autres à ses clients une livraison à domicile en utilisant un mode de transport sans polluants et sans émissions de gaz à effet de serre (GES), a également pignon sur rue. Une première boutique de préparation et de distribution a ouvert ses portes récemment sur l’avenue Casgrain.

En mai 2018, Mme Rochat affirmait dans une entrevue avec Métro que BocoBoco pourrait éventuellement «permettre à un client de réduire sa production de déchet de 31 kilogrammes par année, ce qui représente 15 sacs à poubelle de taille moyenne».

«On peut tous faire un geste pour la planète. Fini les emballages uniques, faites place à la consigne», lit-on sur la plateforme web de l’organisme qui se targue d’être «la première épicerie en ligne à proposer des contenants réutilisables», de livraison en livraison.

À la fin avril, l’administration Plante – qui vise à atteindre le mode zéro déchet d’ici 2030 –  dévoilait les 5 finalistes des 35 projets qui lui ont été soumis dans le cadre du concours. Celui-ci avait d’abord créé pour laisser la parole aux citoyens et ainsi déterminer «la meilleure initiative qui fait une différence dans leur quartier» sur le plan environnemental.

«Toutes les initiatives soumises auront un véritable impact sur l’environnement […] BocoBoco, aura un petit coup de pouce pour réaliser de grandes choses avec leur projet inspirant.» -Valérie Plante, mairesse de Montréal.

Rappelons que les cinq projets finalistes «devaient répondre à plusieurs critères», dont le potentiel de durabilité et de création d’emplois, la viabilité économique et la faisabilité technique du projet «à court terme». Le jury était formé d’employés du Jour de la Terre et de la Ville, ainsi que de la fondatrice de l’Organisation Bleue, Anne-Marie Asselin.

La plateforme numérique «Boussole Zéro Déchet» – un projet des épiceries biologiques Loco situées à Verdun et dans Villeray – était aussi finaliste, tout comme la Cale, premier pub zéro déchet au Québec, et le projet COPOT, une idée des Conserves soutenues par la communauté (CSC) consistant en un système communautaire de distribution de fruits et légumes biologiques, à l’année longue. Mention honorable à Touski s’répare, cette communauté grandissante d’adeptes de la récupération qui a pour but de donner une deuxième vie aux objets brisés du quotidien, qui était également des cinq finalistes.

Pour l’élue municipale Laurence Lavigne-Lalonde, qui pilote les dossiers en environnement au comité exécutif, «la transition écologique doit devenir une priorité pour tout le monde». «Les projets citoyens qui tendent vers le zéro déchet doivent être encouragés et mis en valeur, a-t-elle laissé entendre. Toutes ces initiatives, grandes ou petites, s’ajoutent à celles des gouvernements.»

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