Montréal
17:39 31 janvier 2020 | mise à jour le: 31 janvier 2020 à 17:39 temps de lecture: 4 minutes

Exportation: le Québec doit faire mieux, dit Pierre Fitzgibbon

Exportation: le Québec doit faire mieux, dit Pierre Fitzgibbon
Photo: Josie Desmarais/MétroLe ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec, Pierre Fitzgibbon

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec a livré un vibrant plaidoyer pour la présence du Québec dans les marchés internationaux. Selon Pierre Fitzgibbon, l’exportation des produits québécois doit augmenter.

«En 2017, seulement 11% des PME québécoises ont exporté leurs produits à l’étranger. C’est insuffisant!», s’est exclamé le ministre Fitzgibbon.

L’élu s’est exprimé lors d’un forum stratégique organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), Montréal International et Investissement Québec. L’événement était intitulé «Les échanges internationaux au cœur de la croissance économique».

Il a voulu mettre l’accent sur l’importance de la présence à l’international des entreprises du Québec. L’objectif du gouvernement provincial est en effet d’augmenter la part du PIB dédiée aux exportations. Représentant aujourd’hui 15%, Pierre Fitzgibbon souhaite que l’exportation représente la moitié du PIB québécois dans les prochaines années.

«Le climat d’affaires stable et stimulant, couplé à la main d’œuvre hautement qualifiée disponible doit permettre au Québec de se démarquer sur la scène internationale». – Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec

Aujourd’hui, seuls 25% des revenus des entreprises québécoises sont issus de l’étranger. C’est bien moins que pour les filiales internationales installées dans la province. Celles-ci obtiennent 68% de leurs revenus en dehors du Canada.

Le ministre assure faire «tous les efforts nécessaires» pour augmenter ces marges et rattraper ces filiales.

Prendre exemple

Les accords commerciaux entre le Canada et d’autres régions du monde «permettent à la province d’avoir accès à plus de 1,4 milliard de consommateurs», rappelle le ministre. Ils ne suffisent pas, toutefois, à décrocher une place de choix sur la place commerciale mondiale.

C’est pourquoi la CCMM et Montréal International ont réalisé une étude intitulée La connectivité internationale au cœur de la croissance du Grand Montréal. Ils souhaitent, avec cette nouvelle étude, venir en aide aux entreprises de la région.

Les deux organismes ont analysé les pratiques de neuf métropoles mondiales. Ils se sont penchés sur des villes qui réussissent à attirer et à retenir les investissements et les talents étrangers. Elles obtiennent de ce fait une place de maître sur la scène internationale.

«Nos analyses démontrent que l’ouverture sur le monde joue un rôle très important non seulement en tant que facteur de création de richesse et d’emplois, mais également pour l’innovation à l’échelle locale», explique Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

De ces analyses, ils ont tiré des conseils et des stratégies permettant au Grand Montréal de renforcer son internationalisation.

C’est en «s’inspirant des stratégies et bonnes pratiques développées par les métropoles [que] Montréal pourra se démarquer dans un contexte de vive concurrence», affirme M. Leblanc. «Nous devons faire preuve d’audace et nous assurer que l’ensemble des acteurs coordonnent leurs efforts pour assurer le succès de nos entreprises exportatrices».

«Une occasion unique»

Les stratégies présentées lors du Forum se déclinent sous cinq axes et douze actions. Parmi elles: le soutien des PME sur les marchés extérieurs, une meilleure planification de l’immigration, ou encore l’accès à un réseau 5G pour les données publiques.

«Les prévisions de croissance et l’état des marchés actuels facilitent de nouvelles interactions à l’international», selon le ministre de l’Économie.

«C’est une occasion unique. Nous devons profiter pour prendre des risques, créer de nouvelles opportunités et faire rayonner notre vision.»

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