Montréal
18:03 5 février 2020 | mise à jour le: 10 février 2020 à 11:34 temps de lecture: 3 minutes

Montréal veut attirer le «Davos des jeunes leaders»

Montréal veut attirer le «Davos des jeunes leaders»
Photo: Josie Desmairais/MétroDes jeunes montréalais se sont réunis au Palais des Congrès dans l'espoir d'attirer One Young World à Montréal en 2022.

Ils étaient une trentaine de jeunes montréalais rassemblés au Palais des congrès ce matin pour convaincre les directeurs de One Young World de choisir Montréal pour le sommet de jeunes leaders en 2022 ou 2023. Un sommet que certains ont baptisé le «Davos des jeunes leaders».

Montréal est en compétition avec les villes de Dubaï, Kigali, San José, Belfast et Monterrey afin de recevoir le plus grand sommet pour jeunes leaders au monde. One Young World est de passage à Montréal pour rencontrer la trentaine de personnes qui ont vanté la diversité, la créativité et l’implication sociale de la Ville.

Le congrès de quatre jours s’adresse aux jeunes de 18 à 30 ans. «Notre mission est de créer un leadership d’impact plus responsable», dit à Métro la directrice de One Young World, Ella Robertson. Si Montréal est choisie, ça serait la deuxième fois que le sommet se tiendrait au Canada. En 2016, le sommet a eu lieu à Ottawa en compagnie de la duchesse de Sussex, Megan Markle, du premier ministre Justin Trudeau et du sénateur Murray Sinclair, qui a présidé la Commission de vérité et de réconciliation.

Valérie Plante vante sa ville

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a donné son appui au projet, tout comme les premiers ministres Justin Trudeau et François Legault.

Dans une lettre adressée à Ella Robertson et obtenue par Métro, la mairesse Valérie Plante fait l’éloge de Montréal comme une ville de savoir. La mairesse de Montréal vante aussi la venue de Greta Thunberg à la Grande marche du climat.

Au cours des cinq prochaines années, le «Davos des jeunes leaders» souhaite mettre les voix autochtones au centre de son travail, confie la directrice générale de l’organisme. «C’est aussi une raison importante de revenir au Canada, où il y a une grande population autochtone avec laquelle nous pouvons travailler», confie-t-elle.

Des liens avec les communautés marginalisées

Madame Robertson croit qu’il faut créer des liens avec les communautés marginalisées pour que l’événement soit profitable à un public varié. D’ici le sommet de 2022, elle espère pouvoir couvrir les frais de déplacement et l’accommodement de 50% des participants.

Les organisateurs souhaitent créer un événement qui tient en compte la réalité des réfugiés. «Lors de notre dernier sommet au Canada, nous étions la première organisation internationale qui a officiellement reconnu le drapeau des réfugiés» ajoute la Britannique.

Le PDG du Palais des congrès de Montréal croit qu’il y a «beaucoup de discours et peu d’actions» pour régler les enjeux environnementaux et d’équité qui interpellent les jeunes d’aujourd’hui. Il voit dans l’événement une opportunité d’outiller les jeunes leaders, et de mettre de la pression sur les grandes entreprises et les politiciens. «Je trouve que le positionnement de Montréal est idéal pour ce genre d’événement là. Je pense qu’on peut rendre l’événement plus grand que jamais», conclut Robert Mercure.

Une décision sera rendue au printemps 2020.

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