Montréal
11:29 20 février 2020 | mise à jour le: 20 février 2020 à 11:31

La CSDM veut deux écoles primaires dans le quartier Namur-Hippodrome

La CSDM veut deux écoles primaires dans le quartier Namur-Hippodrome
Photo: Pablo Ortiz/MétroEnviron 2400 élèves seraient attendus dans les prochaines années dans le secteur, sans même tenir compte des besoins supplémentaires du futur quartier Namur-Hippodrome.

Il presse de s’attarder à la question de l’intégration des écoles dans le redéveloppement du secteur Namur–De La Savane, prévient la Commissions scolaire de Montréal (CSDM). Le nouveau quartier devra minimalement contenir deux écoles primaires «au cœur des milieux résidentiels», insiste-t-elle, disant s’inquiéter des effets qu’aurait l’absence d’infrastructures locales.

Dans un mémoire déposé devant l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), l’organisation recommande de bâtir «deux écoles primaires de taille moyenne» faisant environ 6000 mètres carrés.

«La desserte de Namur-Hippodrome devra être dans Namur-Hippodrome. On ne peut pas compter sur les écoles déjà implantées dans Côte-des-Neiges pour trouver une solution», a expliqué le responsable de la planification des espaces de la commission scolaire, David Genesse Bolduc.

Ce dernier estime les besoins pour ce nouveau quartier à presque 2000 élèves, dont plus de la moitié seront au niveau primaire.

«Les écoles avoisinantes sont à pleine capacité, et même si elles seront agrandies, il faut s’assurer d’une offre locale pour desservir les besoins de proximité.» -David Genesse Bolduc, responsable de la planification des espaces à la CSDM

Avoir des écoles dans le quartier permettra aussi d’éviter le flux pendulaire d’une seule et même destination, surtout en heure de pointe, ajoute-t-il.

Trop tôt pour se prononcer, dit la Ville

Appelée à réagir, la porte-parole au cabinet de la mairesse de Montréal, Geneviève Jutras, demeure prudente. Elle affirme qu’il est encore «trop tôt pour se prononcer sur les détails spécifiques» de la construction des écoles autour de l’ancien hippodrome.

Malgré tout, l’administration municipale assure être à l’écoute des besoins exprimés.

«L’un de nos cinq principes de mise en valeur pour Namur-Hippodrome, c’est justement un milieu de vie complet, diversifié et inclusif qui offrirait un mode de vie propice aux familles. Ça inclut bien entendu les écoles.» -Geneviève Jutras, porte-parole de la Ville

Le rapport final de l’OCPM sur le sujet doit paraître d’ici trois mois environ. Un plan réglementaire sera ensuite défini par la Ville dès 2021. La première phase de développement du nouveau quartier devrait quant à elle commencer en 2023.

Une école secondaire près du métro Namur?

Si l’école secondaire La Voie, dans Côte-des-Neiges, doit bientôt être agrandie pour accueillir près de 1500 élèves, elle ne pourra supporter l’afflux supplémentaire causé par le développement de Namur-Hippodrome, affirme la CSDM.

Une nouvelle école secondaire «d’au moins 8000 mètres carrés» devra donc être érigée pour accueillir un minimum de 850 élèves, affirment les commissaires.

Ils soulignent que la proximité de l’établissement avec le métro Namur et le réseau d’autobus de la STM est «souhaitable». Surtout quand on sait que la majorité des élèves du secondaire utilisent le transport collectif pour se rendre à l’école.

En tout temps, avertit-on, «il sera important d’établir un monitoring de ce nouveau quartier» pour suivre l’évolution des besoins scolaires.

La CSDM veut contrer l’enclavement

La commission scolaire appelle également l’administration Plante à développer les écoles autour d’infrastructures «collectives» déjà fonctionnelles. Dont des centres de la petite enfance (CPE), des parcs, des places publiques, des centres culturels ou encore des bibliothèques. L’objectif serait de minimiser autant que possible les conséquences de l’enclavement.

Pour l’analyste à la planification scolaire, Joëlle Naud, le quartier Namur-Hippodrome demeure effectivement «un secteur fortement enclavé».

«La prépondérance de l’automobile et des activités ferroviaires font en sorte que le territoire est inadapté aux activités scolaires. Ça va rendre difficile le déplacement des élèves qui y vivent vers l’extérieur et, donc, leur scolarisation dans des écoles de quartier à proximité.» -Joëlle Naud, analyse à la planification scolaire à la CSDM

«La présence d’un aréna pourrait permettre de développer un programme pédagogique de sport-études l’après-midi. Le matin et le soir, l’ensemble de la population pourrait en profiter. Un autre exemple serait d’intégrer un CPE avec une école primaire. Afin de minimiser les déplacements pour plusieurs parents», illustre la CSDM dans son rapport.

L’organisation souligne aussi la nécessité de «concevoir un aménagement favorable aux déplacements actifs». Des trottoirs, des traverses piétonnes «identifiées» ainsi que des pistes cyclables devront entourer chaque école.

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