Montréal
06:00 25 février 2020 | mise à jour le: 25 février 2020 à 13:26

Flambée de l’immobilier de luxe à Montréal

Flambée de l’immobilier de luxe à Montréal
Photo: 123RF

Il n’y a pas qu’à Toronto et Vancouver que les gens ont des goûts de luxe en immobilier, alors qu’une étude de marché démontre que les manoirs et les fastes condos de la région du Grand Montréal connaissent la plus forte croissance des prix du pays.

Selon les observations de Royal LePage, la métropole québécoise a affiché une appréciation de 8,5% pour les maisons de luxe l’an dernier, tandis que la hausse a été de 8,3% pour les copropriétés haut de gamme.

Ainsi, le prix médian des maisons de luxe est passé de 1 708 093$ à 1 853 513$ entre février 2019 et janvier 2020, tandis que les appartements de luxe ont cru de 1 301 846$ à 1 409 262$ durant la même période.

Les copropriétés de luxe de la région du Grand Toronto connaissent aussi des gains de prix importants (7%), alors que dans l’ouest du Canada, les grandes régions de Vancouver et de Calgary ont vu les prix des propriétés de luxe déclinés par rapport à l’année précédente.

Une rareté qui gonfle les prix

À Montréal, l’inventaire limité dans des quartiers très prisés explique principalement cette importante augmentation du prix des propriétés.

«C’est certain qu’on sent un fort momentum. Bien que les quartiers d’Outremont et de Westmount sont encore surreprésentés sur les marchés immobiliers de luxe, il y a une lancée ailleurs, comme sur le Plateau, à Rosemont et même à Villeray, où on a récemment vendu une propriété de 2 M$. Ça ne se voyait pas il y a cinq ans», souligne Tristan P. Bournot, courtier immobilier chez Royal LePage.

La flambée des prix s’expliquerait en partie par l’offre restreinte du marché haut de gamme. Les acheteurs potentiels, craignant de ne pas trouver une résidence leur convenant une fois la leur vendue, hésitent à vendre.

Et la tendance ne semble pas prête à s’essouffler puisque selon les estimations de Royal LePage, au cours des 12 prochains mois, le prix médian d’une maison luxueuse devrait connaître une hausse de 5,5% , à 1 955 000$, tandis que celui d’une copropriété haut de gamme devrait grimper de 5%, à 1 480 000$.

Il s’agit de la 11e année consécutive de croissance du marché des maisons et des copropriétés de luxe à Montréal, confirme M. Bournot.

Pour la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), la popularité des propriétés haut de gamme signifie que l’économie de la province va bien.

«C’est signe qu’il y a une mobilité chez les acheteurs, puisque ceux-ci ont désormais les moyens de passer à l’immobilier de luxe, ce qui permet ensuite de libérer le marché plus abordable. C’est une simple question d’offre et de demande, car les gens achètent selon leurs revenus », rappelle Hans Brouillette, directeur des affaires publiques à la CORPIQ.

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