Montréal
05:00 27 octobre 2020 | mise à jour le: 27 octobre 2020 à 16:28 temps de lecture: 4 minutes

Économie: plaidoyer pour une «relance verte» à Montréal

Économie: plaidoyer pour une «relance verte» à Montréal
Photo: Josie Desmarais | MétroLe président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc.

Plusieurs ténors de l’économie montréalaise voient dans la crise sanitaire «une occasion» de miser sur une relance économique verte pour la métropole, notamment en rendant nos déplacements plus écologiques.

«Il faut se le dire, en période de crise et de pandémie comme on les connaît, c’est une occasion aussi d’investir et d’améliorer notre environnement. La relance, on va la vouloir verte», a lancé lundi le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), Michel Leblanc.

Ce dernier a pris part à 11h à une conférence virtuelle organisée par C2 Montréal portant sur la relance économique de Montréal. Il était accompagné pour l’occasion des PDG de Tourisme Montréal, de Montréal International et d’Aéroports de Montréal (ADM). Ceux-ci représentent certains des secteurs qui ont le plus écopé de la pandémie dans les derniers mois.

«Il y a très peu d’opportunités à très court terme», a reconnu lundi Yves Lalumière, de Tourisme Montréal. Il prévoit d’ailleurs «qu’une année de transition» sera nécessaire avant que les touristes reviennent en grand nombre dans la métropole.

Il voit toutefois d’un bon oeil l’arrivée du Réseau express métropolitain (REM) au cours des prochaines années. Le train léger électrique facilitera les déplacements des touristes et des gens d’affaires dans la métropole.

«Si avant, le passager le plus important était celui qui payait le stationnement le plus cher, bien on n’est plus là. Ce sera celui qui va prendre le REM pour aller à l’aéroport», a lancé le pdg d’ADM, Philippe Rainville.

Des séjours plus longs, des avions plus verts

Lorsque les voyageurs internationaux reviendront dans la métropole, M. Lalumière entend d’ailleurs les convaincre d’allonger leur séjour, afin de réduire l’impact environnemental de celui-ci.

«C’est bien évident que des voyages [aériens] où l’on revient dans la même journée, il va y en avoir de moins en moins. Donc, nous, on a décidé de mettre plus l’accent pour inciter les gens à rester plus longtemps à Montréal quand ils arrivent de l’étranger, que ce soit de Boston, de New York ou de Tokyo», a-t-il dit.

Michel Leblanc voit aussi le contexte actuel comme une occasion pour le secteur aéronautique de développer des avions «plus verts», en réduisant la pollution générée par ceux-ci, tant pendant leur construction qu’une fois dans les airs.

«On a une occasion de changer notre société pour la rendre plus verte.» -Michel Leblanc, président de la CCMM

Éviter des fermetures

Entre-temps, il faut toutefois s’assurer d’éviter la fermeture d’hôtels et de restaurants dans la métropole, notamment au centre-ville. Autrement, l’attractivité de Montréal à l’international pourrait en écoper, a soulevé Yves Lalumière.

«Les chambres d’hôtel à Montréal, il faut les garder en place pour être prêts à accueillir des voyageurs pour les grands événements internationaux. C’est fondamental», a aussi martelé M. Rainville.

Michel Leblanc a par ailleurs laissé entendre que les programmes mis en place par les différents gouvernements pourraient devoir être bonifiés pour éviter un fort endettement des commerces qui écopent le plus de la crise sanitaire.

Quant aux bureaux vacants du centre-ville, dont le nombre est en augmentation, cette situation n’inquiète pas Montréal International, l’agence chargée de faire la promotion de la métropole auprès des investisseurs étrangers.

«On sera présents dans les prochaines années pour remplir les bureaux qui seront vacants au centre-ville», a affirmé son pdg, Stéphane Paquet.

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