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Encore trop de fumeurs à Montréal

Photo: Archives Métro

Le taux de fumeurs dans la métropole étant l’un des plus élevés parmi les villes canadiennes, la Direction de la santé publique de Montréal intensifie ses actions contre le tabagisme avec son plan d’action pour 2012-2015.

Bien que le nombre de fumeurs ait baissé pratiquement de moitié depuis les vingt dernières années, 21% des Montréalais sont encore accrochés à la cigarette. L’objectif de la Direction de la santé publique de Montréal est de faire chuter ce taux à 16% d’ici 2015, a-t-elle annoncé jeudi.

Le directeur de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux (ASSS) de Montréal, Richard Massé, compte réviser la stratégie de prévention pour rejoindre davantage les jeunes, de plus en plus ciblés par les compagnies de tabac.

Cigarillos, petits cigares aromatisés, cigarettes minces, tabac à chiquer… Les stratégies de marketing des compagnies de tabac pour attirer les jeunes sont assez inventives. Bien qu’il admette que l’ASSS n’a pas les moyens de rivaliser avec ces compagnies qui défraient des milliards de dollars pour développer constamment de nouvelles stratégies, Richard Massé compte cibler davantage cette clientèle, avec l’aide des organismes concernés.

M. Massé a évoqué par exemple les centres jeunesse de la métropole, où la proportion de fumeurs se situe en moyenne autour de 60%.

«Pour rejoindre ces jeunes, il faut changer le message, en l’axant sur la dépendance à la nicotine, plutôt que sur les méfaits du tabac à long terme», estime-t-il.

Le directeur de la santé publique croit également que davantage de prévention doit être faite dans les milieux défavorisés de la métropole, où le taux de fumeurs est beaucoup plus élevé – 36% au centre-ville – que dans le reste de la ville.

Des actions visant à protéger les Montréalais contre la fumée du tabac dans l’environnement sont également prévues par la direction de la santé publique de Montréal.

Richard Massé a rappelé que 7% des femmes enceintes continuent de fumer, et que 20% des jeunes entre 12 et 18 ans sont toujours exposés à la fumée secondaire dans leur environnement direct.

«Le Québec est la seule province qui n’interdit pas à ses citoyens de fumer dans leur voiture lorsqu’un jeune est à bord, a-t-il souligné. Peut-être est-il temps de légiférer là-dessus.»

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