Montréal
14:10 2 avril 2021 | mise à jour le: 2 avril 2021 à 16:23 temps de lecture: 3 minutes

Des milliers de personnes à la manifestation contre les féminicides

Des milliers de personnes à la manifestation contre les féminicides
Des milliers de personnes ont manifesté contre les féminicides et la violence conjugale.

Des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Montréal et d’ailleurs vendredi, dans une vague de manifestations en appui aux victimes de féminicides.

La mobilisation citoyenne est à l’initiative du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, de l’Alliance des maisons de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale et de L’R des centres de femmes. La comédienne et auteure Ingrid Falaise participe notamment à cette campagne.

À Montréal, la marche a commencé au parc La Fontaine à 13h, pour s’arrêter au pied du mont Royal.

Des élues et élus de tous les partis politiques, dont la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, étaient présents et ont participé à la journée de mobilisation. La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a fait savoir qu’elle prendrait part à la marche.

D’autres manifestations ont eu lieu simultanément dans une vingtaine de municipalités de la province.

Un nombre inquiétant de féminicides

Dans les huit semaines précédant la manifestation, huit féminicides sont survenus au Québec dans un contexte de violence conjugale, laissant 20 enfants orphelins de leur mère. Le dernier victime connue est Kataluk Paningayak-Naluiyuk, âgée de 43 ans, retrouvée morte le 25 mars à Ivujivik dans le Nord-du-Québec.

«Est ce que c’est normal que l’on soit là à manifester juste pour ne pas avoir à se faire tuer? Juste pour pouvoir vivre tout simplement? Ça a pas de bon sens!», lance Jocelyne, 56 ans, pendant la marche à Montréal.

Le gouvernement Legault a prévu d’investir 22,5 millions de dollars en cinq ans afin de financer les maisons d’hébergement pour les victimes de violence conjugale. Mais l’opposition et plusieurs organismes jugent ces mesures insuffisantes et décevantes.

Charlotte, 32 ans, présente lors de la manifestation du Parc Lafontaine, est également de cet avis. «Je pense que c’est plus qu’un problème d’argent. C’est un problème d’éducation et de sensibilisation. Et ça passe à travers notre présence dans des événements comme ça.»

Isabelle est venue à la marche à Montréal accompagnée de ses deux fils de 7 et 10 ans. «Je veux qu’ils soient éduqués et qu’ils comprennent qu’il y a certaines choses qui ne se font pas», dit-elle.

La ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, a annoncé dimanche dernier à l’émission Tout le monde en parle qu’elle chapeautera un comité visant à combattre les crimes contre les femmes et les féminicides.

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