Montréal

Projet Montréal veut limiter les «flips» immobiliers

Valérie Plante, mairesse de Montréal
Photo: Josie Desmarais/Métro

Projet Montréal profite des agissements d’un candidat d’Ensemble Montréal qui aurait pratiqué des «flips» immobiliers pour s’engager à les limiter dans un éventuel second mandat. La revente d’un bien serait alors soumise à une durée de possession minimale.

Précisément, Projet Montréal utilisera «la modulation du droit de mutation pour décourager les reventes rapides à fort profit». Pour cela, le parti de la mairesse souhaite obtenir le pouvoir de moduler le droit de mutation de Québec.

«Les révélations du Journal de Montréal entourant les actions déplorables du candidat d’Ensemble Montréal à la mairie de Verdun, Antoine Richard, témoignent de l’urgence d’encadrer les «flips» immobiliers, qui font rapidement grimper les prix des maisons et des loyers et nuisent directement à l’abordabilité de la métropole», explique le parti municipal par voie de communiqué.

Des munitions pour Projet Montréal

L’équipe de Projet Montréal profite de ces révélations pour tirer à boulet rouge sur le candidat d’Ensemble Montréal, et par extension sur son chef, Denis Coderre.

«L’équipe de Denis Coderre travaille pour les promoteurs immobiliers et leurs profits, et non pour la population», explique Robert Beaudry, candidat au poste de conseiller de Ville du district de Saint-Jacques.

«Quand le candidat d’Ensemble Montréal à la mairie de Verdun, Antoine Richard, a contourné les règles qui encadrent sa profession de courtier immobilier pour empocher des profits rapides, il a contribué directement à la crise de l’abordabilité à Montréal», lance quant à elle la candidate à la mairie de Verdun, Marie-Andrée Mauger.

Un soutien renouvelé

En marge d’une conférence de presse, le chef d’Ensemble Montréal a réitéré son soutien à son candidat Antoine Richard avec qui il a eu « une conversation très sérieuse».

M. Coderre se dit satisfait du fait que M. Richard ait agi avec «transparence» en remplissant un formulaire.

«S’il avait fait des choses de façon cachée, s’il n’avait pas rempli de formulaire là on aurait eu une autre réponse, mais le fait que ç’a été fait quand même de façon transparente et à la satisfaction des partenaires.»

Denis Coderre

Le chef d’Ensemble Montréal considère que le dossier «est clos» et dit ne pas avoir«entendu de plaintes des personnes concernées».

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