Montréal

Alzheimer: un apport équilibré en antioxydants pourrait prévenir le développement de la maladie

Photo: sabthai/123rf.com

Un nouveau pas dans l’intervention préventive contre la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) ont pu démontrer qu’un déséquilibre entre l’oxydation et les antioxydants dans le sang était un indicateur précoce de la maladie d’Alzheimer, et non une conséquence.

Identifiés chez les personnes à risque, les marqueurs oxydatifs dans le sang cinq ans avant l’apparition de la maladie permettraient de faire des recommandations pour retarder la maladie d’Alzheimer et limiter ses risques, selon une équipe de chercheurs dirigée par le professeur Charles Ramassamy.

Dans une étude publiée dans la revue Alzheimer’s & Dementia : Diagnosis, Assessment & Disease Monitoring (DADM), les scientifiques de l’INRS ont démontré que des marqueurs oxydatifs, une des caractéristiques de l’Alzheimer, subissent une hausse jusqu’à cinq ans avant le début de la maladie.

«Cette avancée apporte un nouvel espoir dans la recherche» indique le communiqué de l’INRS, rendu public mardi 12 octobre.

Contrairement aux batteries de tests invasifs et coûteux servant actuellement au diagnostic de l’Alzheimer, les marqueurs oxydatifs mis à jour par l’équipe de recherche du professeur Ramassamy sont détectables grâce à une prise de sang.

En effet, ces marqueurs se trouvent dans des vésicules extracellulaires plasmatiques, soit des poches libérées par toutes les cellules de l’organisme, dont celles du cerveau, précise cette étude.  

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