Montréal

Montréal veut du gazon plus long sur les pelouses

Photo: osie Desmarais/Métro

Présentement, vous pourriez recevoir une contravention pour avoir omis de couper le gazon de votre pelouse à Montréal. Mais cela pourrait changer avec un nouveau guide et de nouvelles pratiques d’inspection.

Un chantier porte sur la question depuis 2019, et des projets pilotes sont menés dans LaSalle, Villeray, Saint-Michel et Pointe-Claire. D’autres enjeux y sont abordés, comme la mobilité durable, le stationnement, la gestion des eaux de pluie, la plantation d’arbres et le verdissement. Le Bureau de la transition écologique, le Conseil régional de l’environnement de Montréal et le Service de l’urbanisme et de la mobilité y participent.

Zones grises

Au terme des travaux, le 20 septembre, un guide des bonnes pratiques sera remis aux arrondissements afin d’éclaircir certaines zones grises. Par exemple, la nuance entre des arrangements ornementaux et un terrain mal entretenu est sujette à interprétation. Des citoyens doivent parfois se défendre après avoir reçu un avertissement ou une contravention de la part d’un inspecteur.

«On est un peu dans l’expérimentation de ce qui se passe en ce moment, admet Marie-Andrée Mauger, responsable de l’environnement au comité exécutif de la ville. Mais bon an, mal an, les choses se passent bien. Les inspecteurs sont tellement occupés qu’ils n’ont pas le temps de faire du zèle par rapport à la hauteur du gazon.»

À Verdun, par exemple, 13 plaintes concernant un gazon trop long ont été déposées à l’arrondissement depuis le début de l’année. En guise de comparaison, 71 plaintes ont été déposées concernant la malpropreté de terrains privés, et 40 plaintes en raison de bruits.

Que les cas extrêmes

La philosophie des inspecteurs demeure donc de n’intervenir que dans les cas extrêmes. À terme, la Ville veut s’assurer que ceux-ci disposent toujours de leviers pour intervenir pour éviter «la maltraitance d’espace, pour des raisons de biodiversité».

«Il faut éviter les végétaux indésirables, comme l’herbe à poux, et l’étalement de déchets, note Mme Mauger. Il y a du travail à faire pour libeller le règlement, qu’il ne puisse pas être porté à interprétation de sorte à porter indication à quelqu’un qui laisse pousser des graminées, par exemple.»

Par ailleurs, les citoyens qui souhaitent utiliser des pesticides pour leur gazon doivent disposer d’un motif et d’un permis spécial. Un carton doit être affiché sur leur terrain pour indiquer au voisinage de ne pas s’y aventurer. Les inspecteurs peuvent ensuite vérifier si la personne en question possède bel et bien le droit d’utiliser des pesticides.

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