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Voyage au coeur de l’univers au nouveau planétarium

Photo: Yves Provencher/Métro

C’est samedi que le nouveau Planétarium Rio Tinto Alcan ouvrira finalement ses portes. Un projet ambitieux, à la fine pointe de la technologie (rien à voir avec l’ancien Planétarium Dow, donc). Métro a visité les lieux, jeudi, et a assisté aux voyages à travers l’univers que propose chacun des deux dômes.

Planer à jeun
Continuum, c’est le spectacle plus artistique du Planétarium, une véritable «expérience immersive», comme se plaisent à le décrire ses deux concepteurs, Michel Lemieux et Victor Pilon.

Avant d’entrer dans le Théâtre du chaos, il est fortement suggéré d’enlever ses chaussures, pour mieux ressentir l’expérience. On marche sur le plancher noir réfléchissant, rappelant l’eau calme d’un lac. Puis on s’installe confortablement dans un bon vieux bean bag, aux apparences de rocher. Le spectacle se déroule au-dessus de nos têtes, et les effets 3D – très réussis – font descendre les images un peu partout autour de nous.

Accompagnés d’un collage de la musique de Philip Glass, nous parcourons un voyage sans mots d’une vingtaine de minutes vers le ciel, l’univers. «C’est comme quand on se couche dans l’herbe par une belle soirée d’été, qu’on regarde le ciel et qu’on tripe, qu’on tombe dans le ciel, explique Michel Lemieux. C’est un grand trip hallucinatoire sans substance et sans effets secondaires!»

Si l’enrobage est assez poétique, les images, elles, sont très réalistes. Elles proviennent d’images de la NASA, de télescopes terrestres ou de l’espace.

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Le résultat est assez hallucinant. On a littéralement l’impression de s’envoler vers le ciel, en évitant les grosses gouttes de pluie ou un gros météorite – difficile d’ailleurs ne pas avoir le réflexe de l’esquiver quand il arrive, menaçant. «Les Grecs disent que quand on regarde le ciel, on regarde à l’intérieur de nous-mêmes, affirme Victor Pilon. C’est un peu ce qu’on a essayé de faire avec ce spectacle-là.»

Bienvenue parmi les étoiles
Le deuxième théâtre offre une expérience plus scientifique. Le planétaire à la fine pointe de la technologie combine des projections optomécanique et numérique pour représenter le ciel tel qu’on le verrait sans les multiples lumières de la ville. «C’est pour cela qu’on aime bien dire qu’au planétarium, on peut voir le plus beau ciel de Montréal», lance Pierre Chastenay, astronome pour l’institution.

Comme le ciel évolue constamment, il n’y a jamais deux spectacles pareils, ajoute-t-il.

Après avoir fait un petit survol des constellations et des différentes étoiles – malgré quelques problèmes techniques lors de notre visite –, l’astronome a invité les spectateurs à le suivre dans un voyage, où le Théâtre de la voie lactée devient un vaisseau spatial.

On voit les planètes et les satellites de notre système solaire, de très près. «Et ces images sont toutes réelles, minutieusement représentées, elles sont basées sur de multiples photos prises dans l’espace», insiste M. Chastenay.

On a même l’impression de pouvoir toucher à la planète Jupiter, qui pourrait en fait contenir 1 300 planètes Terre.

Difficile de reprendre contact avec le sol quand les lumières se rallument. C’est qu’on revient de loin, dans notre vaisseau.

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