Un groupe de femmes manifestent contre la taxe santé
Une soixantaine de femmes ont investi les bureaux de Radio-Canada, lundi matin, pour faire entendre au gouvernement leur mécontentement envers le maintien de la taxe santé.
«Le Parti québécois avait promis l’élimination de la taxe lors de sa campagne électorale. Il a rompu sa promesse et en plus, il tente de camoufler cette taxe», a déclaré Angèle Laroche, présidente de L’R des centres de femmes du Québec.
Mme Laroche déplore le fait que, depuis janvier 2013, les salariés de la province se voient prélever la contribution santé «de façon invisible», à même leur salaire.
Se disant «exaspérée par le mutisme du gouvernement», la coalition, qui regroupe 300 000 Québécoises, a décidé de poser des actions «dans les bureaux d’un grand média pour faire passer le message».
Alors que la majorité des militantes occupaient bruyamment le parvis de la Maison de Radio-Canada, sur le boulevard René-Lévesque, une trentaine d’entre elles sont entrées dans le bâtiment. Elles ont dû quitter les locaux assez rapidement, après quelques interventions des autorités policières.
La mobilisation visait à demander l’abolition de la taxe santé qui coûte 200 $ à tous les adultes gagnant plus de 14 400 $. L’R des centres de femmes du Québec juge que cette mesure est particulièrement néfaste pour les femmes, dont les revenus sont encore moindres que ceux des hommes.
Des solutions pour éviter la taxe santé
L’R des centres des femmes croit que le gouvernement pourrait utiliser d’autres moyens pour financer l’abolition de la taxe santé
- Hausser le palier d’impôts pour les salaires de plus de 130 000$
- Contrôler le coût des médicaments avec les compagnies pharmaceutiques.
- Augmenter la contribution des entreprises en les imposant davantage.