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Des organismes communautaires crient famine

Des organismes communautaires montréalais du milieu de la santé et des services sociaux réclament une hausse de 60 M$ de leur financement public. «Ce sont des ressources essentielles pour donner des services qui ne sont pas offerts dans les réseaux publics. Ce sont souvent le dernier recours», a affirmée mardi le coordonnateur du Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM), Sébastien Rivard. Des représentants du RIOCM se sont présentés mardi à la réunion du conseil d’administration de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal pour demander aux membres leur appui à leurs revendications.

Présentement, les subventions que les 550 organismes du RIOCM se partagent totalisent environ 95 M$. Ce montant couvre à peine la moitié de leurs frais de fonctionnement, d’après Sébastien Rivard. Les organismes doivent donc rechercher des bailleurs de fonds pour boucler leur budget et continuer d’offrir des services. «Il y a une perte d’énergie assez incroyable, a dit le coordonnateur du RIOCM. Il y a une personne à temps pleins qui fait juste cela pour le fonctionnement de base d’un organisme.»

Le sous-financement des organismes communautaires du milieu de la santé et des services sociaux a déjà provoqué des coupures de services et même des fermetures d’organismes, d’après le RIOCM. Sébastien Rivard trouve paradoxal que le gouvernement du Québec repose de plus en plus sur les organismes communautaires pour donner des services de soutien et d’aides aux personnes dans le besoin sans octroyer le financement nécessaire. «Le plan d’assurance-autonomie du ministre [de la Santé, Réjean Hébert] va se fier aux organismes communautaires et aux entreprises d’économie sociale pour donner de plus en plus de services, mais on n’a pas le soutien nécessaire pour les donner», a-t-il déploré.

Le cabinet de la ministre déléguée aux Services sociaux et à la protection de la jeunesse, Véronique Hivon, a indiqué que les revendications du RIOCM font l’objet de discussions avec les organismes communautaires afin de trouver des solutions soient trouvées. Elles se poursuivront jusqu’à l’automne. Après quoi, la ministre prendra une décision.

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