Montréal

175 000 étudiants seront convertis à la carte Opus dès cet automne

Après avoir muni 50 000 usagers et 10 000 employés de la carte à puce, la Société de transport de Montréal (STM) se prépare à frapper un grand coup avec le passage de 175 000 étudiants à la carte Opus d’ici le 31 octobre.

«Nous avons choisi de commencer avec les étudiants parce que l’adaptation à la carte à puce est beaucoup plus facile chez les jeunes, notamment parce qu’ils sont plus habiles avec la technologie», a expliqué la porte-parole de la STM, Odile Paradis.

Les étudiants seront invités, à compter de lundi, à se procurer le formulaire nécessaire sur le site carte opus.info. Les étudiants pourront ensuite se présenter au studio photo de la station McGill ou attendre la venue d’un photographe de la STM à leur école, passage obligé pour l’obtention d’une carte Opus à tarif réduit.

Les 20 000 étudiants desservis par la Société de transport de Laval (STL), les 16 000 étudiants du Réseau de transport de Longueuil (RTL) et les 15 000 de l’Agence métropolitaine de transport seront appelés cet l’automne à troquer leur carte mensuelle (CAM) pour la carte Opus.

Les cartes mensuelles à tarif réduit délivrées en 2007 aux étudiants seront acceptées jusqu’au 31 octobre. La carte Opus étudiante prendra par la suite le relais.

Grille tarifaire intacte

L’implantation de la carte Opus chez les étudiants cet automne n’aura pas d’incidence sur la grille tarifaire de la STM. Les étudiants devront débourser 8,75 $ pour bénéficier du tarif réduit en plus des 3,50 $ que coûte la carte Opus. Ils continueront ensuite de payer 36 $ pour un titre de transport mensuel.

Toutefois, contrairement aux usagers qui paient le tarif ordinaire, les étudiants devront payer 7 $ et changer de carte Opus tous les deux ans afin d’actualiser la photo qui y est imprimée.

Des ajustements à venir avec la carte magnétique
La STM a révélé hier n’avoir éprouvé que très peu de problèmes avec la carte à puce. La carte magnétique, qui doit remplacer à terme les billets, lui donne toutefois plus de fil à retordre.

«Il y a un certain blocage avec la carte magnétique, a admis Odile Paradis, porte-parole de la STM. Il y a des ajustements à faire, mais on y travaille.»
Selon Mme Paradis, 50 % des problèmes éprouvés lors de l’utilisation de la carte magnétique sont causés par les usagers.

«Parfois, les cartes sont mouillées ou pliées et elles bloquent dans les boîtes de perception, a illustré Mme Paradis. Pour l’autre 50 %, on doit regarder nos équipements et les ajuster.»

Dans le cas de la carte à puce, la STM a indiqué que sur trois millions de validations, seulement 3 000 problèmes avaient été soulevés, soit un taux de 0,1 %. Rien pour remettre en cause son implantation.

Alors que la carte à puce coûte 7 $ à produire, la carte magnétique n’en coûte, elle, que 0,02 $.

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