Montréal

Les chauffeurs de taxi perdent environ 3 000 $ par an

Avec le litre d’essence à 1,50 $, un chauffeur de taxi gagnerait en moyenne 3 000 $ par an de moins qu’en 2005, date de la dernière augmentation des tarifs dans l’industrie.

C’est ce qui ressort d’une étude publiée par la Commission des transports du Québec (CTQ). Rien que pour amortir la hausse du pétrole, il faudrait augmenter le coût moyen d’une course en taxi de 7,6 %, selon les données de la CTQ. Présentement, le tarif de base est de 3 $ auquel s’ajoute 1,45 $ du kilomètre.

Une hausse de 25 %?

Les 5 et 6 août, la CTQ organise des audiences publiques pour déterminer quelle serait l’augmentation adéquate. Selon certains médias, la profession demanderait une hausse de plus de 25 % (3,75 $ de base et 2 $/km). Le coût moyen d’une course à Montréal passerait alors de 12,45 $ à 16,79 $.

Mais certains chauffeurs pensent que la corporation des taxis devrait aussi faire le ménage dans la profession. «À Montréal, on est plus de 4 000 taxis, c’est beaucoup trop, surtout les trois premiers jours de la semaine», déplore Amilcar, chauffeur depuis cinq ans. Il propose de faire comme à Barcelone et à Lisbonne où les taxis sont divisés en trois catégories.

«En empêchant un tiers des taxis de rouler les lundi, mardi et mercredi, on permet à ceux qui travaillent de faire plus d’argent et aux autres de se reposer. Ça fait moins d’accidents et moins de pollution et tout le monde y trouverait son compte», d’après lui.

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