Place aux femmes en politique
La Conférence régionale des élus (CRÉ) de Montréal réclame une participation accrue des femmes dans la sphère politique.
Par le projet Femmes et élections municipales : Défis et perspectives 2009, l’organisme invite les citoyens et les acteurs des instances décisionnelles à travailler en ce sens.
Manon Barbe, présidente de la CRÉ de Montréal et mairesse de l’arrondissement LaSalle, a été la première à signer une déclaration pour une gouvernance paritaire sur l’île de Montréal, lancée hier devant plusieurs personnalités du milieu politique.
Cette déclaration, lue conjointement par la chanteuse Lynda Thalie et l’entraîneur et boxeur Ali Nestor Charles, engage les signataires à poser une action concrète afin d’encourager et de soutenir les candidates aux prochaines élections municipales de novembre 2009.
Du chemin à parcourir
Avec un taux d’élues de 33 %, l’île de Montréal s’est démarquée du reste du Québec où seulement 24,8 % de femmes ont été mandatées lors du dernier scrutin municipal.
Selon Hélène Meagher, présidente du comité Femmes de la CRÉ, bien du chemin reste à parcourir pour une représentation égalitaire. Encore aujourd’hui, plusieurs facteurs restreignent la participation des femmes à la vie politique. La conciliation travail-famille, le manque de réseaux et les moyens financiers déficients sont des obstacles auxquels doivent faire face celles qui désirent s’engager.
Présents au lancement de la déclaration, les représentants des trois principaux partis municipaux de Montréal ont adhéré à l’engagement pour une gouvernance paritaire. Helen Fotopoulos, la mairesse de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, a annoncé que le mentorat sera l’action prioritaire d’Union Montréal pour augmenter le nombre de candidates au sein de son parti.