Distribution de lingerie sexy: le rêve éveillé d'un homme
Michel Joanisse rend les hommes envieux. Tous les jours, il travaille entouré de soutiens-gorge, de basculottes et, parfois, par des mannequins qui les portent.
«J’ai l’emploi rêvé, dit-il. Je suis toujours entouré de belles femmes, je propose un produit que tout le monde adore et je voyage souvent.»
À la tête de l’entreprise montréalaise d’import-export Jolar-Speck, M. Joanisse est responsable de la distribution au Canada de collections de lingerie sexy de renom, telles que Dreamgirl et Leg Avenue.
Pour ses affaires, il voyage entre Montréal, Madrid, Sydney et Los Angeles, où il lui est arrivé de débarquer à la célèbre Playboy Mansion. «Je me ramasse là, mais je ne suis pas vraiment un gars de party», avoue-t-il candidement.
Toutes les semaines, des mannequins en petite tenue défilent dans son bureau pour présenter les prochaines collections de lingerie fine. «On n’est jamais insensible à cela, mais on reste des professionnels, explique l’homme d’affaires de 63 ans. Si une fille vient présenter des modèles ici, il n’y a personne qui va essayer de la tasser dans un coin ou de lui prendre un sein.»
Et les mannequins anorexiques ne sont pas admis. «On demande minimum 34B ou 34C idéalement, précise-t-il. Pour être un bon mannequin de lingerie, il faut avoir des fesses et des seins.»
«Rien n’était beau»
Michel Joanisse a commencé sa carrière dans la lingerie fine en vendant des soutiens-gorge. «Il y a 17 ans, je trouvais que dans le domaine de la lingerie sexy, il n’y avait pas grand-chose au Canada, raconte-t-il. Ce qui était importé, c’était très commun.» Il a donc décidé de mettre sur pied sa propre entreprise de distribution.
«J’ai eu un certain flair, admet-il. Mais c’est toujours une question d’équipe. Il n’y a pas une personne ici, c’est une équipe qui travaille.»
À l’image de Montréal
Son équipe, qui est formée de 19 employés, est à l’image de Montréal : multiculturelle. «Il y a une fille qui est à moitié chilienne, une Jamaïcaine, une autre vient de Trinidad-Tobago et une de Belgique, énonce-t-il. Pour moi, le racisme, c’est quelque chose qui n’existe pas. J’aime ce qu’on peut retirer des autres cultures.»
Ce multiculturalisme comporte des avantages pour Michel Joanisse. Lui qui fait des affaires partout dans le monde n’a pas de peine à trouver un interprète dans son bureau. «Mais il nous manque quelqu’un qui parle le mandarin», lance-t-il à la blague.
Ce foisonnement des cultures dans une même ville fait en sorte que Michel Joanisse ne veut pas quitter définitivement la métropole. Même pas pour profiter des défilés de lingerie fine hyper attrayants à Los Angeles…