Projet Montréal mise sur le logement et le transport
Au lendemain de l’alliance Louise Harel-Vision Montréal, le second parti d’opposition, Projet Montréal, tentait hier de reprendre la main en présentant son programme en vue de l’élection du 1er novembre. «Il s’agit d’un programme mature qui a bénéficié de l’influence de près de 300 personnes», a déclaré le chef du parti, Richard Bergeron.
Afin de freiner l’exode des Montréalais vers la banlieue, Projet Montréal hausserait les mises en chantier, qui devront inclure 25 % de logements sociaux et abordables sous peine de pénalités. Un zonage anti-fast-food serait institué autour des écoles et les immeubles laissés à l’abandon depuis plus d’un an seraient expropriés.
Priorité aux transports collectifs
Côté transport, le prix de la passe de métro serait ramené à 60 $ et les déplacements internes au centre-ville deviendraient gratuits. La rue Sainte-Catherine et l’avenue du Mont-Royal seraient piétonnisées et 250 km de voies de tramway seraient construits d’ici 30 ans.
Parmi les autres mesures, signalons l’abolition des mairies d’arrondissement, un moratoire sur la construction de pawn shops et des projets de centres commerciaux, l’implantation de nouveaux marchés publics et la volonté de faire de Montréal la capitale du logiciel libre en Amérique du Nord.