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Montréal réclame un registre des baux

Des logements
Photo: Archives Métro

La proposition de demander au gouvernement du Québec de mettre en place un registre des baux obligatoire à l’échelle du Québec a été adoptée lundi soir par le conseil municipal de Montréal.

«Réclamé par le milieu communautaire du logement depuis plusieurs années, la mise en place d’un registre des baux obligatoire recueille maintenant l’appui des élus montréalais. Un tel registre permettrait de faire en sorte que les locataires connaissent facilement le loyer payé par le précédent locataire alors que présentement ce n’est pas nécessairement le cas. C’est une demande importante puisque Montréal détient une grande proportion de locataires, et est caractérisée par une forte mobilité résidentielle », a déclaré Benoit Dorais, maire de l’arrondissement du Sud-Ouest et responsable des grands projets, de l’habitation et du logement social.

Les voix s’étaient élevées, dans le dernier mois, pour la création d’un registre national des loyers, alors que deux motions ont été adoptées à Montréal pour demander au gouvernement la mise en place de ce répertoire.

Les arrondissements de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et du Sud-Ouest avaient transmis leur requête à Québec, tout en reconnaissant le caractère symbolique du geste.

En entrevue avec Métro la semaine dernière, le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) a affirmé avoir obtenu, en décembre dernier, des informations selon lesquelles le ministère des Affaires municipales «travaille sur la mécanique pour mettre en place le registre», sans engagement supplémentaire. Le Parti québécois a souvent demandé la création de ce document lorsqu’il formait l’opposition officielle, critiquant l’ex-gouvernement libéral qui fermait la porte à cette option.

Du côté de la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM), «on privilégie une gestion fondée sur le meilleur équilibre entre la réalisation des investissements nécessaires à l’entretien des immeubles et le maintien d’une offre de loyers abordables, c’est-à-dire, des loyers qui sont inférieurs à la valeur du marché, explique Leslie Molko, porte-parole de la SHDM. S’il y avait implantation d’un registre national des loyers découlant d’une législation provinciale, la SHDM s’y conformerait comme elle le fait déjà avec les règles de la Régie du logement.»

Quelques chiffres:

  • 65,6 % des ménages de la ville de Montréal est locataire
  • Le loyer moyen d’un logement de deux chambres à coucher (4 ½) a augmenté de 29 % entre 2002 et 2012 dans l’agglomération de Montréal
  • 38,4 % des ménages locataires de la ville de Montréal consacrent 30 % ou plus de leurs revenus au loyer
  • 15 % de la population de la ville de Montréal a déménagé au cours de l’année précédant le recensement de 2006

Source: Ville de Montréal

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